FFM: un cinéaste pour juger ses pairs

Le 38e Festival des films du monde de Montréal commence aujourd'hui, et c'est... (Photo: Olivier Jean, La Presse)

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Photo: Olivier Jean, La Presse

Le 38e Festival des films du monde de Montréal commence aujourd'hui, et c'est l'acteur et réalisateur italien Sergio Castellitto qui préside le jury. La Presse s'est entretenue avec lui à son arrivée à Montréal.

Avec sa barbe de quelques jours, son coupe-vent et son pantalon de toile tombant sur ses baskets, l'acteur et réalisateur italien Sergio Castellitto est arrivé en mode décontracté à Montréal mardi après-midi, prêt à assumer son rôle de président du jury du FFFM.

Il arrivait de New York, où il venait de passer quelques jours de vacances en compagnie de plusieurs membres de sa famille. «Mon plus jeune fils n'avait jamais vu cette ville», nous a-t-il dit en caressant les cheveux de l'enfant.

À l'invitation de Serge Losique, La Presse a pu assister à l'arrivée de M. Castellitto et s'entretenir avec lui durant quelques minutes. Dans un excellent français, il a d'abord rappelé son passage dans la métropole en 2004; il était venu présenter son film Écoute-moi au FFM en compagnie de Penélope Cruz.

«Montréal est un des endroits où l'on a encore la sensation de venir pour parler de cinéma. Et ça, c'est une belle sensation», a-t-il confié.

Q: Comment voyez-vous votre rôle de président du jury?

R: Je trouve ça amusant, mais c'est aussi un honneur que Serge me donne, car le FFM est un festival glorieux. Juger le travail des autres est une tâche difficile. Je fais le même métier qu'eux et je connais bien les difficultés auxquelles ils font face. Je serai donc très sensible à cette réalité.

Q: Le fait d'être réalisateur va sans doute vous aider dans ce mandat?

R: Oui! Ça me donne l'expérience de ce qu'est écrire, diriger un acteur, un plateau, etc.

Q: Parmi tous les éléments d'un film, à quoi êtes-vous le plus sensible?

R: À l'histoire. Je crois que faire du cinéma, c'est raconter une histoire. Dans l'histoire peuvent être cachées des pensées, des sentiments qui vont aider les gens à comprendre quelque chose d'eux-mêmes. C'est aussi vrai pour la comédie que pour le drame.

Q: Qui sont les cinéastes qui racontent de bonnes histoires?

R: Les grands cinéastes italiens comme Vittorio De Sica, Rossellini, Fellini, Ettore Scola, Mario Monicelli, etc. Mais j'ai aussi eu la chance de travailler avec des gens de ma génération comme Tornatore et avec des réalisateurs français (Luc Besson, Jacques Rivette). J'ai eu une expérience très variée. Et on a une relation différente lorsqu'on travaille avec de grands maîtres ou avec des gens de notre propre génération.

Q: Connaissez-vous un peu le cinéma québécois?

R: Pas trop... Pas très bien. Mais j'ai une grande admiration pour Denys Arcand. Il y a aussi eu ce film très intéressant à propos d'un maître d'école Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau]... Son travail est très intéressant, et son film a eu une bonne réputation en Italie.

Q: Allez-vous bientôt réaliser un autre film?

R: Je suis en train de travailler à un autre film dont le tournage commencera en octobre. C'est une histoire d'amour entre deux jeunes qui passent un dîner dans une sorte de carnage afin de comprendre pourquoi l'amour entre eux est fini. C'est inspiré d'un bouquin intitulé Personne ne se sauve tout seul, qu'a écrit ma femme [Margaret Mazzantini], une écrivaine très connue en Italie.

Q: Vous avez adapté deux autres livres de votre femme, Venir au monde et Écoute-moi. N'est-ce pas là aventure périlleuse?

N: Non, car, au cinéma, on écrit toujours un scénario avec quelqu'un. Souvent, on travaille à deux scénaristes. De plus, le fait de travailler à partir d'un bouquin est très intéressant, car on a le privilège d'avoir énormément d'information en main.




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