Mon roi: Ni avec toi ni sans toi...

Emmanuelle Bercot, Vincent Cassel, Maiwenn, Louis Garrel et... (PHOTO AFP)

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Emmanuelle Bercot, Vincent Cassel, Maiwenn, Louis Garrel et Amanda Added arrivent à la projection du film Mon roi.

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(Cannes) Maïwenn a eu la tâche ingrate de présenter hier le premier des cinq longs métrages français inscrits dans la compétition officielle. La cinéaste, rappelons-le, avait marqué les esprits il y a quatre ans ici grâce à Polisse, un film remarquable, qui lui avait valu le Prix du jury.

Elle revient cette année en explorant un registre différent. Mon roi, dont les têtes d'affiche sont Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, dissèque une liaison amoureuse «intense», étalée sur 10 ans. Comme une espèce de Scènes de la vie conjugale hyper survolté, plein de bruit et de fureur. Cette autopsie d'un couple est parsemée de fulgurances, de moments de grâce parfois, mais aussi d'excès en tous genres, particulièrement sur le plan de l'interprétation.

Au cours d'une conférence de presse tenue hier, Maïwenn a expliqué que pour capter de vrais moments de vérité, elle laisse les acteurs jouer une scène pendant longtemps - 25 minutes parfois - sans jamais dire «coupez». Elle leur parle aussi pendant la scène. Et elle leur demande souvent d'improviser.

«Mais c'est une improvisation dirigée, a précisé Vincent Cassel. Quand on improvise, on est obligé de révéler beaucoup de soi-même!»

Des accents «lelouchiens»

Autrement dit, Maïwenn a utilisé la technique de Claude Lelouch. Pas étonnant que les accents «lelouchiens» de Mon roi soient si évidents. Et comme souvent dans les films de Lelouch, le meilleur côtoie le pire. Ainsi, on suivra l'évolution d'une relation amoureuse passionnée à travers les souvenirs d'une femme qui, à la suite d'un accident de ski, doit passer quelques semaines dans un centre de réadaptation.

Son ancien mari est charmeur, enjôleur, coureur de jupons; elle est un peu beaucoup hésitante, sanguine, et parfois hystérique. Ils ne peuvent se passer l'un de l'autre, mais ne peuvent vivre ensemble non plus. Et la randonnée en montagnes russes dure 10 ans.

Vincent Cassel, immense, est parfait. Face à lui, Emmanuelle Bercot, réalisatrice de La tête haute (le film qui a ouvert le festival), en met parfois trop. De sorte que le film émeut et énerve à la fois. On en sort même un peu épuisé. Et pas tout à fait convaincu.

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