Bilan du FFM: dans sa propre réalité

Dans la réalité du Festival des films du... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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Dans la réalité du Festival des films du monde tel qu'il s'est déroulé cette année, les gens ont eu tendance à faire contre mauvaise fortune bon coeur.

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Nous avions pourtant tout bien vérifié avant de prendre la route vers Côte-Saint-Luc. Dans l'horaire mis en ligne sur le site officiel du Festival des films du monde, il était bien indiqué qu'une séance du film américain Silhouettes aurait lieu à 10 h. Sur le site internet du Cinéma Dollar, malgré l'absence de précisions sur les oeuvres, les séances quotidiennes consacrées aux films du FFM, à 10 h, 17 h et 21 h, étaient aussi bien inscrites au programme. Or les quelques personnes qui, avec l'auteur de ces lignes, se sont présentées au cinéma du centre commercial Carré Décarie ont appris sur place que, finalement, non, la séance prévue à 10 h n'aurait pas lieu.

Présenté lors de la 41e édition du Festival... (PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION) - image 1.0

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Présenté lors de la 41e édition du Festival des films du monde, le film Anna Karenina - Vronsky's Story, de Karen Shakhnazarov, raconte l'histoire de la célèbre héroïne tolstoïenne du point de vue de son amant.

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L'homme de théâtre Éric Jean présentait au Festival des films du monde Testament, son premier court métrage.

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Personne n'a pourtant poussé les hauts cris. Dans la réalité du festival tel qu'il s'est déroulé cette année, les gens ont plutôt eu tendance à faire contre mauvaise fortune bon coeur.

EN MODE SURVIE

Au moins, cette 41e édition aura été, malgré les apparences, moins chaotique que la précédente. Il n'y a pas eu, cette année, de films déplacés à la toute dernière minute pour cause de retrait de salles, ni de cinéastes étrangers abandonnés à eux-mêmes sans même savoir si leur oeuvre aurait droit à une projection, ni de files d'attente d'artisans ou de journalistes dans des bureaux où s'affairaient des personnes ressources complètement dépassées par les événements.

Force est toutefois de constater que le retard dans le dévoilement de la programmation et des horaires a créé une situation pour le moins périlleuse. À cet égard, le FFM peut s'estimer chanceux d'obtenir le soutien indéfectible de son public. 

Les fidèles, parmi lesquels beaucoup suivent ce festival depuis des décennies, ont dû travailler particulièrement fort pour dénicher les informations dont ils avaient besoin afin de pouvoir construire leur itinéraire. Ils étaient là, encore et toujours, peut-être moins nombreux, mais prêts à tout pour faire entendre haut et fort leur allégeance à ce festival et à son directeur, Serge Losique.

QUELQUES FILMS DE BELLE TENUE

Le jury, présidé par l'actrice française Fanny Cottençon et duquel fait partie le cinéaste québécois Roger Cantin, pourra sans doute composer son palmarès en choisissant quelques films de belle tenue, du moins parmi ceux que nous avons vus plus tôt cette semaine. On retient notamment Anna Karenina - Vronsky's Story, film de Karen Shakhnazarov dans lequel on raconte l'histoire de la célèbre héroïne tolstoïenne du point de vue de son amant, ainsi qu'A Prominent Patient, un film tchèque, réalisé par Julius Ševčík, dont l'intrigue est campée dans les deux années précédant la Seconde Guerre mondiale, qui vaut essentiellement pour sa pertinence historique. Dear Etranger, de la cinéaste japonaise Yukiko Mishima, aurait sans doute gagné à être resserré, mais le film a le mérite de nous plonger au coeur d'une famille contemporaine recomposée, bien jouée par une distribution d'ensemble dominée par Rena Tanaka et Tadanobu Asano. Par ailleurs, plusieurs festivaliers nous ont dit avoir eu un vrai coup de coeur pour le film chilien Y de pronto el amanecer, réalisé par le vétéran Silvio Caiozzi. Le jury y sera-t-il sensible ?

Une chose est certaine, aucune production québécoise ne figurera au palmarès de la compétition mondiale des longs métrages, tout simplement parce qu'aucune d'entre elles n'est en lice pour le Grand Prix des Amériques. En revanche, deux cinéastes d'ici pourraient se distinguer du côté des courts métrages. L'homme de théâtre Éric Jean a fait ses débuts dans la réalisation en proposant Testament, film poétique porté par la prose de l'auteure Vicky Gendreau, et Maxime Genois, qui a aussi lancé son tout premier film, s'interroge sur la condition de l'acteur dans Le clown, court métrage dont la vedette est Emmanuel Schwartz. Le jury, rappelons-le, est présidé par Danny Lennon. Le créateur de Prends ça court ! a choisi lui-même les quatre autres membres du jury.

RÉINVENTER L'IMAGE

Rappelons que lors de la soirée d'ouverture, Serge Losique a voulu réinventer l'image du FFM en mettant de l'avant le virage écologique de son festival pour justifier l'absence de programmes imprimés et de limousines. Il a annoncé la mise en place, pour une première fois, de jurés qui ont vu les films de la compétition mondiale « à distance ». « Nous innovons en tout ! », avait-il alors déclaré.

Maintenant que le FFM prend fin (la soirée de clôture a lieu ce soir), la question d'un éventuel retour l'an prochain refait surface.




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