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      Side Effects: les personnages du film

      Rooney Mara dans Side Effects... (Photo fournie par Films Séville)

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      Rooney Mara dans Side Effects

      Photo fournie par Films Séville

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      Sonia Sarfati
      La Presse

      (Los Angeles) Après nous avoir fait peur avec Contagion, Steve Soderbergh s'intéresse à la psychiatrie et aux petites pilules du bonheur dans un thriller médical aux revirements aussi nombreux que les effets secondaires de certains médicaments. Sonia Sarfati a rencontré le réalisateur et ses quatre «cobayes»: Jude Law, Catherine Zeta-Jones, Rooney Mara et Channing Tatum.

      LE COUPLE

      Rooney Mara est Emily

      > Sur Soderbergh: Le réalisateur a beau assurer qu'il crie tout le temps - «c'est le seul moyen pour que les choses soient faites» - et jurer que son modus vivendi est «si vous êtes à l'heure, vous êtes en retard», les acteurs ne se font pas prier pour tourner avec lui. «Quand il m'a proposé le rôle, ça a été un oui immédiat. J'ai toujours voulu travailler avec lui... même si, maintenant que c'est fait, je me demande pourquoi.» Rires.

      > Sur la psychiatrie: «J'ai toujours eu du respect pour ce domaine, mais là où ce film a changé la vision que j'en ai, c'est dans les recherches que j'ai menées et les discussions que j'ai eues avec des psychiatres. Je pensais en savoir beaucoup sur la dépression, mais j'ai découvert combien j'étais, en fait, ignorante sur le sujet. J'ai maintenant beaucoup plus de compassion pour ceux qui en souffrent.»

      > Sur le personnage: «Emily lutte avec l'anxiété et la dépression. Elle est heureuse que son mari soit de nouveau avec elle, mais en même temps, c'est un trop gros changement pour elle.» «Rooney a dû, ici, jouer les deux faces d'une même médaille», explique le réalisateur, qui a guidé l'actrice dans ces «niveaux de dépression» où elle aurait pu se perdre - le film n'a bien sûr pas été tourné chronologiquement.

      Channing Tatum est Martin

      > Sur Soderbergh: Après Haywire et Magic Mike, l'acteur retrouve ici le réalisateur pour une troisième fois. «Pas le choix, il donne des massages extraordinaires. Il peut m'appeler n'importe quand. Pour lui, j'accepterais de jouer le serveur no 1 ou no 2. Bon, pas le no 3, quand même...», dit-il en plaisantant. Il voit Side Effects comme «le pendant pharmacologique de Contagion» et n'a pas hésité à plonger dans une aventure qui a piqué sa curiosité dès la lecture.

      > Sur la psychiatrie: «Je comprends les gens qui ont besoin d'aide, mais je suis aussi très conscient qu'il y a aujourd'hui des abus en ce qui concerne la prescription et la consommation de pilules. Je sais que certaines personnes ont vraiment besoin de médicaments et que d'autres en abusent. Il y a là une zone grise qui existe et doit exister, même si c'est malheureux.»

      > Sur le personnage: «Je ne suis même pas allé à l'université, je n'ai jamais pensé jouer un criminel en col blanc! dit-il en souriant. Martin est un gars ambitieux qui voulait tout, quitte à le voler et à se convaincre que ce n'était pas tricher. Quand il a rencontré Emily, il est tombé amoureux d'elle... ou de cette idée qu'il s'est fait d'elle: une fleur innocente et fragile qui serait un autre trophée dans sa collection.»

      Channing Tatum... (Photo fournie par Films Séville) - image 2.0

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      Channing Tatum

      Photo fournie par Films Séville

      LES PSYCHIATRES

      Catherine Zeta-Jones est la Dre Siebert

      > Sur Soderbergh: «Ça a été un oui immédiat», assure Catherine Zeta-Jones lorsqu'elle parle de sa réaction quand le réalisateur l'a contactée pour Side Effects. Elle le retrouve ainsi pour la troisième fois, après Ocean's Twelve etTraffic - «où j'étais enceinte et il m'a donné les meilleurs massages de pied au monde».

      > Sur la psychiatrie: «Il n'y a pas si longtemps, en Grande-Bretagne, on ne parlait pas trop de psychothérapie ni de dépression. Vos émotions, vous les gardez pour vous et vous ne lavez pas votre linge sale en public, se rappelle l'actrice d'origine galloise. Mais maintenant, nous sommes partout dans une culture de la solution rapide. Ça ne va pas, vous appuyez sur un bouton, vous avalez une pilule, on veut régler ça au plus vite et se sentir plus heureux.»

      > Sur le personnage: «J'aime qu'elle ne soit pas ce qu'on imagine au départ. Elle semble très professionnelle, très "docteure", mais sa relation avec Emily et le Dr Banks apparaît bientôt différente de ce qu'on voit au départ. Le personnage possède plusieurs couches et le scénario permet de les explorer.» Elle l'avoue, elle aime bien le fait de porter le titre de docteur: «C'est un fantasme que j'avais, moi qui ne suis jamais allée à l'université.»

      Jude Law est le Dr Banks

      > Sur Soderbergh: «Ça a été une expérience formidable de travailler avec lui, parce qu'il vous donne l'impression que vous êtes là parce que vous êtes LA bonne personne pour faire ce travail-là. Et aussi parce qu'il est malheureusement rare, de nos jours, de faire partie de quelque chose d'intelligent.»

      > Sur la psychiatrie: «J'ai terminé ce tournage avec un grand respect pour la profession de psychiatre. J'espère que ce film va provoquer des discussions à propos des abus de médicaments ou de la mauvaise utilisation des médicaments. Ce sont des discussions que nous avons eues avant et pendant le tournage.»

      > Sur le personnage: «Il était essentiel pour moi que le spectateur sente, dès le départ, que Banks est bon dans ce qu'il fait. J'ai discuté avec notre conseiller, le Dr Sasha Bardey, du sens des limites d'un psychiatre et de comment et quand il y a risque que la profession déborde sur la vie privée. Même si nous sommes dans un film et que nous racontons une histoire, surtout ici, il était important de bien installer le personnage, de le faire comprendre. Puis de dérouter les spectateurs, mais de façon plausible, de façon à ce qu'ils ne sachent trop si Banks va tenir le coup ou déraper. J'ai été chanceux, cette fois, tout était dans le scénario. Comme acteur, je n'ai eu qu'à relier les points.»

      Side Effects (Effets secondaires) prend l'affiche le 8 février.

      Les frais de voyage ont été payés par Les Films Séville.

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