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Hochelaga, de François Girard, dévoilé en premier aux Montréalais

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Mario Girard
La Presse

Le nouveau film du réalisateur François Girard, Hochelaga, terre des âmes, fera l'objet d'une présentation spéciale au public montréalais le 6 septembre. L'équipe s'active à mettre les dernières touches à cette fresque historique fort attendue retraçant les origines de Montréal.

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Une image du film Hochelaga.

Photo fournie par Les Films Séville

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Photo fournie par Les Films Séville

« Nous sommes extrêmement heureux du résultat, indique le producteur Roger Frappier. C'est un film à la fois dramatique, musical, historique et émotif. Les spectateurs ressortiront de la projection très émus. »

Au terme d'un tournage qui a duré une quarantaine de jours et qui s'est déroulé l'automne et l'hiver derniers, ce film de François Girard (Le violon rouge, Silk) s'étale sur 750 ans d'histoire. Son titre fait référence au village autochtone qui était situé, selon des écrits de Jacques Cartier, non loin du mont Royal.

« Je crois que c'est le film le plus spirituel jamais produit au Québec depuis Jésus de Montréal. Avec tout ce qui se passe actuellement chez nous, il n'y a pas de film plus actuel. Il nous amène vers la réconciliation », a dit Roger Frappier.

Une portée universelle

Offerte dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal, la première mondiale du film aura lieu à deux endroits différents presque simultanément. Une projection ouverte au grand public se déroulera à 19 h au Cinéma Impérial. Une seconde projection, pour les invités spéciaux, suivra à 19 h 30 au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Les deux publics pourront rencontrer l'équipe du film.

« Pour nous, il est primordial que le public montréalais puisse voir le film en premier », a dit Roger Frappier. Interrogé sur une éventuelle présentation du film dans le cadre du Festival international du film de Toronto, qui se déroule du 7 au 17 septembre, le producteur a été évasif, se contentant de dire que ce film était « d'abord pour les Montréalais ».

Roger Frappier a toutefois confié à La Presse que d'importantes annonces auront lieu à l'automne concernant la carrière internationale d'Hochelaga, terre des âmes. « Ce film raconte notre histoire, mais il a une portée universelle certaine, a dit le producteur. Il aurait très bien pu être fait en Amérique du Sud. »

Des époques entièrement recréées

Cette production de 15 millions rassemble une foule de personnages unis par des liens que les spectateurs découvriront tout au long du film. Parmi les têtes d'affiche, on retrouve Raoul Max Trujillo, Naïde Aoun, Vincent Perez, Samian, Tanaya Beatty, George Wahiakéron, Emmanuel Schwartz, Paul Doucet, David La Haye, Gilles Renaud et plusieurs autres.

Le tournage de cette fresque s'est déroulé à divers endroits à l'automne 2016, dont le site Droulers-Tsiionhiakwatha, à Anicet, où on a recréé le village Hochelaga. La seconde partie du tournage a eu lieu en mars dernier.

La direction photo de cette imposante production, l'une des plus ambitieuses du cinéma québécois, a été confiée à Nicolas Bolduc (Rebelle, Enemy, Outsider). François Séguin et David Gaucher assurent la direction artistique. Les costumes sont de Mario Davignon (Race, Assassin's Creed II).

Le générique fait une large place aux artisans et techniciens spécialisés dans les effets spéciaux. Près de 80 personnes ont travaillé à ces effets qui permettent la création de lieux historiques. « Cela nous a permis de voyager dans le temps et de recréer des époques, dit Roger Frappier. On a travaillé très fort sur cet aspect. »

Une trame sonore grandiose

La musique occupe une place très importante dans le film. Elle a été confiée au maître de la musique contemporaine Terry Riley, aujourd'hui âgé de 82 ans. « La trame sonore est absolument grandiose, a dit Roger Frappier. On a assisté à une véritable communion entre François Girard et Terry Riley. »

Pas moins de 60 minutes de musique ont été composées pour le film. « J'ai lu la première version du scénario du film alors que j'étais à New York avec François, raconte Roger Frappier. Il y avait un événement où l'on présentait l'oeuvre de Terry Riley à Brooklyn. Et devinez qui interviewait Terry Riley devant le public ? François. Il y a vraiment eu une rencontre à ce moment-là. »

Roger Frappier, encore secoué par les diverses projections du film auxquelles il a assisté, ne tarit pas d'éloges à l'égard de François Girard. 

« On dirait qu'il a réuni dans ce film tout ce qu'il a acquis au cours des dernières années. Son expérience au cinéma, au théâtre, à l'opéra, au Cirque du Soleil, tout cela sert le film. Il a surtout amené son intelligence », dit-il.

Les gens qui veulent se procurer des laissez-passer pour assister à la projection du 6 septembre au Cinéma Impérial doivent se rendre sur le site du 375e anniversaire de Montréal à l'adresse www.375mtl.com ou composer le 514 788-3383. Les billets sont offerts à compter de 9 h 30 ce matin.

Hochelaga, terre des âmes prendra l'affiche en salle plus tard à l'automne. Les Films Séville dévoileront bientôt la date de sortie.

CE QUE RACONTE HOCHELAGA, TERRE DES ÂMES

Un affaissement de terrain survient lors d'un match de football au stade Percival-Molson. Cela amène un jeune archéologue d'origine mohawk à entreprendre des fouilles à cet endroit. Est-ce que ce lieu, situé au pied du mont Royal, est celui où se trouvait autrefois le village amérindien d'Hochelaga ? C'est ce que l'archéologue tentera de savoir. Le spectateur voyagera ainsi dans le temps et découvrira quelques pans de l'histoire de Montréal, dont la visite de Jacques Cartier en 1535, l'épidémie de fièvre pourpre de 1687 et le soulèvement des patriotes de 1837.

OÙ SE TROUVAIT HOCHELAGA ?

Un mystère plane toujours sur le lieu précis où a été érigé le village d'Hochelaga. Chose certaine, le lendemain de son arrivée, le 3 octobre 1535, Jacques Cartier raconte « l'accueil chaleureux » que lui réservent les Iroquoiens d'une bourgade, ceinte d'une palissade de bois, située non loin d'une montagne qu'il nomme mons realis (mont Royal). Lors du retour de Cartier, en 1541, le village a disparu (les Iroquois étaient semi-nomades et se déplaçaient tous les 25 ou 30 ans). Environ 3000 personnes demeuraient dans ce village et vivaient dans une cinquantaine de maisons longues. Des fouilles archéologiques ont lieu cette année dans le but de trouver les origines de ce lieu historique et symbolique. Des recherches ont été effectuées à Outremont au début de l'été dans les parcs Outremont et Pratt. D'autres auront lieu au cours des prochains jours dans les parcs Beaubien, François-Xavier-Garneau et Oakwood.




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