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    Les Criminelles

    Les Criminelles

    Résumé

    Jean-Claude Lord (LES COLOMBES, "Lance et compte", "Jasmine") se demande pourquoi la nudité, même celle des naturistes, continue à provoquer critiques et jugements réprobateurs, presque partout en Occident. Au fil de ses entrevues avec des danseuses nues, en paix avec leur choix de carrière, le cinéaste élargit sa réflexion au travail du sexe. Il entreprend alors de recueillir auprès d'escortes, de masseuses et d'intervenantes sociales - dont les dirigeantes de l'organisme Stella - des arguments en faveur d'une meilleure acceptation publique de la prostitution, voire d'une décriminalisation de cette profession au Québec.

    Cote La Presse

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    DÉTAILS

    Date de sortie : 2013-02-22

    Classement : 16 ans + (érotisme)

    Pays : Canada

    Distributeur : Axia Films

    Date de sortie en DVD : n.d.

    Genre : Documentaire

    Durée : 108 min.

    Année : 2013

    Site officiel: n.d.

    GÉNÉRIQUE

    Réalisation : Jean-Claude Lord

    ACTEURS

    Critique

    Les criminelles : parlons-nous d'amour?

    Chantal 
    Chantal Guy

    On aime bien Jean-Claude Lord. Le parcours atypique du cinéaste a produit le meilleur comme le pire, et, dans les deux cas, il n'arrive jamais à être ennuyeux. On pense à Bingo, à la série Lance et compte ou Parlez-nous d'amour, impitoyable regard sur les coulisses de la télé québécoise (coscénarisé avec Michel Tremblay), qui fait l'objet d'un véritable culte chez certains cinéphiles.

    Toujours est-il que Les criminelles, ce documentaire qui se veut un plaidoyer contre la criminalisation de la prostitution, est si maladroit dans son traitement - cela n'a rien à voir avec son budget famélique -, alors que le sujet est pertinent et explosif, qu'on se dit qu'il fera effectivement jaser, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. Nous sommes à l'opposé du documentaire L'imposture d'Ève Lamont.

    Jean-Claude Lord veut donner la parole aux travailleuses du sexe (TDS) qui aiment le «métier», puisque les médias ne s'attarderaient «qu'aux cas de violence et d'exploitation». Pourquoi pas?

    L'angle semble audacieux, mais il est délicat tant il correspond aussi à un fantasme de client aussi vieux que le métier lui-même. Lord, participant subjectif de son documentaire, se demande: «Sont-elles représentatives? Je ne sais pas» et déplore qu'on généralise le côté «sombre» de la prostitution, alors qu'au final du documentaire, on a plutôt l'impression que c'est lui qui généralise une vision angélique de ce milieu. D'ailleurs, il répète régulièrement «amour tarifé», expression très trouble s'il en est, car parle-t-on d'amour quand l'argent est au premier plan d'un échange sexuel, même libre et plaisant? Ce n'est qu'un des exemples de la confusion qui règne dans ce documentaire, où l'auteur tourne les coins très ronds, quand il ne tombe pas dans une démagogie que pourtant il reproche aux bien-pensants. 

    Après une laborieuse et inutile introduction sur les tabous de la nudité en société, on arrive enfin au vrai sujet, le problème de la criminalisation. C'est là que nous en apprenons le plus, par la parole de femmes qui expliquent très bien la marginalisation qu'elles subissent, qui ne peut que les rendre vulnérables. Pourquoi verrait-elle son avenir bouché quand on se demande en quoi est criminel le rapport sexuel en échange d'argent lorsqu'elle est consentante. Là-dessus, les réponses sont intéressantes, mais on est vague sur ce qui mène une femme à cette pratique. Pour celles qui le font volontairement, combien y arrivent vraiment par choix? Aucune statistique là-dessus.

    Ces femmes refusent de se considérer comme des victimes telles que dépeintes par les «féministes abolitionnistes». D'ailleurs, elles se voient comme des féministes aussi, exaspérées d'être infantilisées par une branche radicale, qui, supposément, dominerait le discours. Alors pourquoi Lord, s'il veut donner la parole à ces TDS heureuses de leur sort, impose-t-il dans le film une jeune actrice (Julie Prieur) qui confie ses tourments et ses questionnements, qui pleure devant le cinéaste compatissant? Elle sonne faux justement parce qu'on lui met des mots dans la bouche. Celles qui osent prendre la parole ne sont pas assez pertinentes? C'est un procédé extrêmement douteux, qui ne fait que susciter un gros malaise, en plombant complètement la sincérité des autres témoignages. Technique racoleuse qui ne peut que nuire au point de vue qu'il défend. 

    Dommage, car les intervenants de ce documentaire sont de qualité. À commencer par les principales concernées, la directrice de l'organisme Stella, Émilie Laliberté, le docteur Réjean Thomas, la sociologue Maria Nengeh Mensa ou la sexologue Julie Pelletier, des gens de terrain qui savent de quoi ils parlent.

    * *
    Les criminelles. Documentaire de Jean-Claude Lord. 1h50.

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    Commentaires (7)

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    • Le besoin d’amour et de sexualité est un besoin primaire de l’être humain. Que des personnes monnayent leur amour, tendresse ou sexualité nous démontre leurs vrais visages et personnalités. Ceci devrait être un échange gratuit entre deux personnes par souci d’altruisme au même titre que des bénévoles offrent leurs temps gratuitement ou deux personnes qui comble leurs besoins communs.
      De toute l’histoire de l’humanité, l’exploiteur est celui qui reçoit l’argent et l’exploité est celui qui doit donner l’argent. Quand une personne profite de la faiblesse d’une autre personne, il faut se questionner sur qui est le vrai exploité.
      Imaginez que je passe devant une personne affamée dont le besoin de manger est primaire, je lui passe un bon repas sous le nez pour qu’elle puisse voir et sentir pour ensuite lui dire, tu vas payer maintenant si tu veux gouter. Il y en a toujours qui profitent de la faiblesse des autres.

    • Rarement aurais-je vu un tel rammassis de niaiseries et de généralisations. On y traites le sujet en le banalisant, en allant même jusqu'à rire du jeune âge d'une danseuse qui débutait dans le métier. On pousse le ridicule loin en allant insinuer que le client serait la véritable victime dans cette réalité. On dirait une simple tentative d'attaque personnelle dirigée vers les "abolitionistes" comme ils les appellent. Je dis bien "tentative" parce qu'en vrai, ce n'est qu'une scéance d'humiliation en règle de la part du réalisateur, de l'actrice (oui, une actrice dans un documentaire) et de plusieurs intervenants qui prennent la parole dans ce film. De mauvais goût et d'un grand malaise, à en rire aux larmes.

    • À la limite, "Les criminelles" pourraient être pris pour une comédie de mauvais goút. Le réel problème est que de jeunes filles potentiellement influencables vont le regarder: c'est ça qui est criminel.

    • Le film Les Criminelles est maintenant disponible gratuitement sur le web. sur ce lien. http://lescriminelles.com/ Bon visionnement! Jugé par vous même!

    • J'espère juste que vous n'essayez pas d'étouffer nos propos? Le personnage de Karine à été construit à partir de nos témoignages à nous toutes, on a participé à la réalisation et on donnait nos commentaires sur le scénario pour qu'il soit le plus près de la réalité et le plus plausible. Jean-Claude à ajuster son scénario en court de route. Les propos que Karine tient, je les tiens moi-même dans ma vie de TDS et ça me rappelle aussi mes tout début dans l'industrie. Je me questionnais énormément sur les principes du bien et du mal. Avec notre éducation tinté de catholicisme, quand on ose un métier à contre courant... on ne faire autrement que de se questionner. Je suis moi même travailleuse du sexe depuis 7 ans et je milite pour démystifier notre travail. Notre réalité de TDS existe belle et bien. Elle n'est pas toujours rose et c'est justement pourquoi on a participer à ce film car très peu nous accordent la parole et nous écoutent réellement. Et la suite logique serait de comprendre nos besoins à nous, personne à envie de travailler dans des conditions aussi sombre et noire que ce qu'est décrit la prostitution en général. Aussi on a jamais demandé à être des criminelles. Le but de l'exercice ce n'est pas de discrédité un clan au profit de l'autre. Les deux clan existe belle et bien, je le sais bien trop. Par se film une fois de plus on souhaite la décriminalisation du travail du sexe et ça fait des années que ça traine. Qu'on fait la sourde oreille sur ce qu'on a à dire. Il est grand temps que ça change.

    • Comme je dis souvent ce n'est pas le plus vieux métier du monde... C'est le métier le plus mépriser au monde.

    • Merci madame Guy de nous épargner la stratégie médiatique trop courante de se prêter à un gros "buzz" de promotion d'un film... dont on nous avoue une semaine plus tard que c'est un navet. Ça s'est trop souvent vu dans le cinéma québécois récent.
      Au COUAC, nous publions dans quelques jours l'entrevue d'une femme qui a vécu durant plusieurs années l'exploitation sexuelle commerciale.
      Elle signe aussi dans nos pages une critique de ce film qui encore plus sévère que la vôtre, y relevant les mêmes défauts et manipulations et se disant particulièrement blessée d'avoir vu voir M. Lord tenter de discréditer son expérience actuelle de militance contre l'emprise de cette industrie.
      Shanie Roy écrit: "(...) Ce qui me choque le plus, c’est que l’on tente d’inculquer aux femmes dans la prostitution ou qui en sont sorties une haine des féministes abolitionnistes, au lieu de les laisser détester les prostitueurs, les proxénètes, le patriarcat, le capitalisme, le racisme, le colonialisme, l’impérialisme, puis de lutter avec elles pour mettre fin à leurs exploitations/ oppressions."

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