The Americans entame sa troisième saison

Keri Russell et Matthew Rhys dans The Americans.... (Photo fournie par la production)

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Keri Russell et Matthew Rhys dans The Americans.

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Jennie MATTHEW
Agence France-Presse
NEW YORK

La Guerre froide a beau être officiellement terminée et le scénario tiré par les cheveux, des centaines de milliers d'Américains se passionnent chaque semaine pour The Americans, qui entame mercredi sa troisième saison sur le petit écran.

Ce thriller, qui suit les aventures d'Elizabeth et Philip Jennings - un couple d'agents du KGB qui tuent et espionnent à Washington, rencontre un succès inattendu.

Et la vraie vie lui a apporté une validation bienvenue, avec l'arrestation à New York cette semaine par le FBI, d'un espion russe présumé. Selon le ministère américain de la Justice, Evgueni Bouriakov se faisait passer pour un employé de banque russe et a été accusé de fournir à Moscou des renseignements économiques et de chercher à recruter des Américains pour espionner au profit de la Russie.

Le ressort principal de la série est de savoir si le FBI va enfin découvrir que les Jennings - incarnés par Keri Russell et Matthew Rhys - dont le départ a été arrangé par le KGB, est un couple d'espions.

«Cette intrigue a toute sa pertinence car elle fait écho à des choses que nous entendons aux informations», commente Robert Thompson, professeur de culture populaire à l'université de Syracuse, dans le nord de l'État de New York.

«On a l'intrigue et l'action d'une série d'espionnage, et en même temps, c'est une série sur le mariage et la vie d'une famille», dit-il.

Espionnage et mariage

Pour Keri Russell, qui dans la vie forme aussi un couple avec Matthew Rhys, ce sont les personnages qui donnent à la série sa valeur ajoutée.

«Même dans le contexte de l'espionnage, c'est vraiment une plongée dans le mariage», dit-elle.

La 3e saison s'ouvre en 1982, année de la mort du président soviétique Léonid Brejnev, en pleine Guerre froide.

La série se concentre sur l'insistance du KGB pour qu'Elizabeth et Philip commencent à former leur fille Paige, 14 ans, afin qu'elle espionne pour Moscou, et les disputes que cela génère dans le couple.

Leur mariage est également testé constamment par la Guerre froide, et par leurs histoires d'amour avec une série d'informateurs.

Et pour compliquer davantage encore les choses, la famille habite en banlieue de Washington tout à côté d'un agent du FBI, Stan Beeman, joué par Noah Emmerich, dont la liaison avec un agent double du KGB se termine quand elle est renvoyée à Moscou.

La guerre en Syrie et la crise en Ukraine a récemment refroidi les relations américano-russes, mais la Russie a depuis longtemps été source d'inspiration pour les auteurs de séries aux États-Unis.

Le mois prochain, la chaîne NBC lancera Allegiance, adaptée d'une série israélienne, sur un analyste de la CIA qui va découvrir que ses parents et sa soeur font partie d'une cellule dormante soviétique.

Moscou est aussi une cible de prédilection dans la culture populaire américaine, et les Russes se plaignent souvent d'être stéréotypés comme des alcooliques peu fiables, impliqués dans des machinations abominables.

«Tout ce qui va à l'encontre de ces stéréotypes est exclu de la conversation», regrette Dmitri Glinski, président d'une association de Russes à Manhattan, la RCCMB (Russian-speaking community council of Manhattan and the Bronx), qui n'a cependant pas vu The Americans.

«Ces stéréotypes, renforcés par les politiques du gouvernement russe actuel et l'état des relations américano-russes font beaucoup de mal à la communauté russe immigrée, et surtout à ceux qui ne répondent pas à ces stéréotypes.»

Mais certains critiques jugent que le contexte de la Guerre froide est essentiel pour la série, même si elle raconte la vie d'une famille.

«Raconter la super organisation de la Guerre froide, via des espions russes sur le sol américain, est un coup de génie», estime Tom Nunan, de l'École de théâtre, cinéma et télévision de l'université de Californie (UCLA).

La série a été deux fois récompensée par le prix de la meilleure série de l'année, attribué par l'American Film Institute.

Mais son audience d'un à deux millions de personnes reste encore loin des chiffres des séries les plus populaires.

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