Les Diablogues: pour le plaisir

Carl Béchard, Sylvie Léonard et le reste de... (PHOTO JEAN-FRANÇOIS HAMELIN, FOURNIE PAR LE RIDEAU VERT)

Agrandir

Carl Béchard, Sylvie Léonard et le reste de la distribution des Diablogues font preuve d'un grand sens du timing.

PHOTO JEAN-FRANÇOIS HAMELIN, FOURNIE PAR LE RIDEAU VERT

La PresseLuc Boulanger 3/5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Luc Boulanger
La Presse

Le metteur en scène Denis Marleau revient à ses anciennes amours. Avec la comédie Les diablogues, il renoue avec un genre qui a marqué les débuts du Théâtre UBU dans les années 80. L'époque où la compagnie de création de Marleau montait Oulipo ShowLes Ubs, Merz Opéra... Des productions de haute voltige dans lesquelles les interprètes, tels des athlètes du coeur, proposaient un théâtre créatif, fantaisiste et ludique.

Cette fois, avec ce collage de courtes pièces écrites par l'auteur français Roland Dubillard, Marleau fait un travail honnête, mais somme toute un brin en dessous de ses créations des années 80.

Il faut dire que les courts sketchs de Dubillard, ce maître de l'humour absurde mort en 2011, ont un peu vieilli. Si cet univers légèrement suranné de volets et de papier peint de la bourgeoisie parisienne a visiblement inspiré les concepteurs (les costumes et les perruques sont incroyables !), il demeure en décalage avec les thèmes contemporains.

L'ART DE PENSER EN ROND

Sur un ton faussement naïf, les dialogues des 15 saynètes de la pièce portent bien leur titre : c'est l'art de penser en rond. 

S'il y a une critique de la bourgeoisie franco-française d'une autre époque chez Dubillard, on ne l'a pas perçue au Rideau Vert. 

Pour cela, il aurait fallu que Marleau insuffle un peu d'étrangeté, de distance à sa mise en scène. Or, il a préféré une mise en scène plutôt conventionnelle, s'appuyant principalement sur la livraison et le jeu des comédiens. Heureusement, il a sous la main de grandes pointures comiques : sa distribution est impeccable !

Durant moins de 80 minutes, on assistera à quelques scènes fortes et désopilantes, comme cette partie du ping-pong entre Carl Béchard et Bruno Marcil. Sylvie Léonard, Olivier Morin, Bernard Meney et Isabeau Blanche prouvent aussi leur grande habileté et leur sens du timing. Les prouesses de cette production ne sont pas que lexicales et poétiques.

____________________________________________

***

Les diablogues

Texte de Roland Dubillard  

Collage et mise en scène de Denis Marleau

Au Rideau Vert jusqu'au 23 avril

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer