Une Falla sans falla dans Saint-Michel

La structure géante de bois et de papier... (PHOTO ALAIN DÉCARIE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La structure géante de bois et de papier qui a été brûlée lors de la Falla l'an dernier.

PHOTO ALAIN DÉCARIE, ARCHIVES LA PRESSE

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La grande fête familiale du quartier Saint-Michel aura lieu ce week-end... sans falla. Il y aura bien sûr les traditionnels spectacles de musique, de danse et de cirque, mais pas de falla au bûcher. La TOHU présentera toutefois un projet multimédia qui dévoilera la falla... de l'an prochain. Explications.

Pour la première fois en 11 ans, la falla ne brûlera pas à la TOHU cet été. L'équipe de direction a décidé de réaliser son projet sociocommunautaire sur une période de deux ans. Il faudra donc attendre l'été 2016 pour voir la prochaine falla brûler.

Pour ceux à qui cette tradition inspirée du carnaval de Valence, en Espagne, n'est pas familière, les fallas sont d'immenses structures de bois et de papier fabriquées par les habitants du quartier pendant environ trois mois. Dans un geste symbolisant la renaissance, ces oeuvres d'art éphémères sont ensuite brûlées au cours d'une grande fête.

Le projet communautaire permet chaque année à une dizaine de jeunes Québécois âgés de 17 à 22 ans de se mettre au travail pour fabriquer cette falla grâce à un programme d'insertion professionnelle financé par Emploi Québec et piloté par l'organisme Pitrem. À la fin de cette expérience, les jeunes falleros repartent avec un certificat d'employabilité.

Pas une question de budget

La programmatrice de la TOHU Élodie Choqueux nous assure que cette décision n'est pas liée à une baisse du budget alloué à l'événement (financé par la Ville de Montréal et Patrimoine canadien), mais à une volonté «d'étaler le projet sur une plus longue période» afin d'organiser des activités artistiques «à longueur d'année» qui seront intégrées à la fête de la Falla.

Le hic, c'est que les jeunes falleros recrutés ne seront pas plus nombreux ou ne travailleront pas sur une plus longue période. De 7 à 10 jeunes continueront à travailler à la construction de la falla pendant trois mois, comme c'était le cas jusqu'à présent, mais tous les deux ans. L'organisme Pitrem a confirmé que le financement d'Emploi Québec est demeuré inchangé.

L'embrasement de la falla, qui est le clou du week-end, sera donc remplacé cette année par une projection architecturale d'environ trois minutes conçue par la société multimédia Playmind, qui dévoilera le thème de la falla de l'an prochain: la culture du monde arabe et plus précisément les «Mille et une nuits».

Selon Élodie Choqueux, ces projections pourraient être présentées tous les deux ans, justement pour dévoiler le thème de la falla à venir. Une dépense qui s'inscrit dans les limites du budget dont dispose la TOHU.

Spectacles à l'affiche

C'est la formation musicale marocaine Salamate Gnawa qui donnera le coup d'envoi des festivités ce soir avec son blues touareg. Le spectacle sera suivi d'une projection à la belle étoile du film d'animation français Azur et Asmar.

Demain, c'est la fameuse «Fête au village». La musique africaine sera à l'honneur tout l'après-midi avec entre autres les groupes Gnawa Trans (Maroc), Benkadi (Guinée) et Amity Méria (Burkina Faso). Demain soir, les trois artistes étoiles de la soirée seront le chanteur haïtien Wesli, le chanteur Samito, originaire du Mozambique et le groupe québécois Bears Of Legend.

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Info: tohu.ca

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