Enseignement des arts: evenko lance sa fondation

Geoff Molson affirme que les partenaires d'evenko démontrent... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Geoff Molson affirme que les partenaires d'evenko démontrent eux aussi une volonté de s'impliquer.

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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À l'instar de son grand frère le Canadien dans le domaine du sport, evenko lance sa propre fondation, qui vise à inciter les jeunes à la pratique des arts de la scène.

L'annonce en a été faite hier matin au Centre Bell par Jacques Aubé, vice-président exécutif et chef de l'exploitation d'evenko, en présence des membres du conseil d'administration de la fondation evenko et de Geoff Molson, propriétaire du CH et d'evenko.

La fondation evenko veut apporter un soutien financier ponctuel à des projets qui ciblent les jeunes et les arts de la scène. Elle dispose d'un fonds de départ de plus de 350 000$ recueillis à raison de 1$ par billet vendu au festival Osheaga de 2012 à 2014. D'autres activités de collecte de fonds se tiendront au cours des prochaines semaines.

«Il faut que les projets viennent d'organismes à but non lucratif enregistrés et ciblent les jeunes de 5 à 25 ans et les arts de la scène», précise Jacques Aubé, qui espère que cette initiative contribuera à enrayer le décrochage scolaire.

Même son de cloche de la part de Roman Oryschuk, président du conseil d'administration de la fondation evenko, qui regroupe d'autres gens d'affaires ainsi que des acteurs du milieu culturel, dont Aubé et le programmateur Nick Farkas, d'evenko, ainsi qu'André Ménard, de l'Équipe Spectra, et l'animatrice et productrice Anne-Marie Withenshaw.

«Faut que ça soit clair: la fondation ne vise pas à amener les jeunes voir un spectacle, précise M. Oryschuk. On veut qu'ils apprennent à jouer de la musique, à chanter, à danser, à faire de l'humour. Des écoles pourront demander des fonds pour acheter des instruments de musique ou payer des professeurs spécialisés pour encadrer les jeunes. Éventuellement, je nous vois aussi contribuer au talent émergent avec des bourses d'études, mais il faut se donner le temps de voir ce que la communauté va nous demander.»

Les projets en ce sens peuvent être soumis sur le site web fondationevenko.ca. C'est également à cette adresse que le public pourra faire des dons à la fondation.

«Un projet fort»

M. Oryschuk aimerait que la fondation evenko accouche d'un «projet fort» comme celui des patinoires extérieures qu'a mis en oeuvre la Fondation des Canadiens pour l'enfance.

Cette fondation, qui a distribué 17 millions de dollars à 360 organismes en 15 ans, a permis d'aménager six patinoires extérieures en milieu défavorisé ainsi qu'une septième qui sera bientôt construite Laval. Elle entend désormais en ajouter d'autres ailleurs au Québec, nous a confirmé Geoff Molson.

«C'est dans la culture de la famille [Molson] et dans celle du Canadien de redonner à la communauté, de dire M. Molson. Evenko est devenue une marque très connue qui est impliquée dans plus de 1000 événements par année: festivals, concerts, etc. On a également des partenaires qui veulent s'impliquer.»

Le milieu artistique sera évidemment invité à appuyer la nouvelle fondation. «On a plusieurs artistes dans notre division Spectacles. Ça fait partie des idées à développer», d'ajouter Geoff Molson.

Osheaga en hausse

La popularité du festival Osheaga ne se dément pas. Les ventes de billets sont en hausse de 30% par rapport à l'an dernier à pareille date en prévision du 10e festival cet été, nous dit Jacques Aubé.

La proportion de billets vendus à des festivaliers de l'extérieur du Québec est légèrement supérieure à la moyenne de 65% observée au cours des dernières années, ajoute Aubé: «On dirait que les Québécois ne croient pas qu'Osheaga va encore afficher complet. Ils vont encore se buter à des portes closes.»

Par ailleurs, Aubé confirme qu'il a rencontré les promoteurs du centre commercial Royalmount: «Ils veulent une salle pouvant accueillir 3000 personnes, et c'est sûr qu'on va examiner ça. Il y a un intérêt de leur part à s'associer à nous. On a dit qu'on était intéressé à gérer la salle et à en faire la programmation, mais on n'a pas signé d'entente.»

Montréal a-t-il besoin d'une salle de 3000 sièges?

«Je ne le sais pas encore, c'est un projet qui se ferait dans trois ou quatre ans, répond Aubé. Ce que je sais, par contre, comme l'a noté l'association des promoteurs de spectacles américains, c'est qu'il y a plus de spectacles, mais moins de spectateurs par spectacle de nos jours. Les spectacles qui attiraient de 7000 à 8000 spectateurs il y a 10 ans en attirent maintenant 3000 ou 3500. Mais les grands artistes vont toujours attirer de bonnes foules et, chez nous, le Métropolis est de plus en plus occupé, le Corona, le Club Soda et toutes les salles qui proposent une affiche internationale vont assez bien.»

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