La famille de Marvin Gaye veut faire interdire les ventes de Blurred Lines

Pharrell Williams et Robin Thicke.... (Photo Frank Micelotta, AP)

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Pharrell Williams et Robin Thicke.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

La famille de Marvin Gaye a demandé à un tribunal de Los Angeles de faire bloquer les ventes du tube Blurred Lines après qu'un jury a estimé que cette chanson avait été plagiée par Robin Thicke et Pharrell Williams.

Ces deux derniers ont été condamnés le 10 mars à verser plus de 7 millions de dollars aux héritiers de Mavin Gaye pour avoir plagié Blurred Lines, le plus gros tube de l'année 2013, à partir du légendaire Got to Give it up, sorti en 1977.

Outre ces dommages-intérêts, la famille de la légende de la soul a ainsi déposé devant un tribunal de Los Angeles une demande pour bloquer les ventes de Blurred Lines et d'interdire à Robin Thicke et Pharrell Williams d'interpréter cette chanson.

«Une injonction permanente est justifiée parce qu'il y a une violation continue des droits de Got to Give it up», explique la demande déposée par la famille.

«La somme allouée par le tribunal ne se réfère qu'aux ventes déjà effectuées et n'octroie pas de pourcentage sur les ventes et les profits à venir», ajoutent les héritiers de Marvin Gaye.

Ceux-ci ont affirmé ne pas vouloir tuer la chanson dès qu'ils veulent plutôt essayer de négocier pour recevoir une partie des revenus à venir de Blurred Lines.

Robin Thicke lui-même, dans des interviews à la presse avant la première décision du tribunal, avouait avoir été inspiré par Marvin Gaye.

Mais la décision d'octroyer 7 millions de dollars de dommages-intérêts au clan Gaye a aussi déclenché la colère de nombreux compositeurs de chansons, qui ont noté de sérieuses différences entre les deux titres, notamment au niveau des mélodies et des paroles.

Pharrell Williams, auteur d'un autre tube planétaire avec Happy, a expliqué dans une interview parue mardi que tous les auteurs sont inspirés par d'autres. «Le verdict handicape tout créateur qui fait quelque chose en pouvant être inspiré par quelque chose d'autre», a-t-il dit au Financial Times.

«Si nous perdons notre liberté d'être inspirés par d'autres, toute l'industrie du divertissement telle que nous la connaissons sera un jour complètement figée par des procès», a-t-il prévenu.

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