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Yannick Nézet-Séguin ambassadeur de la Conférence des orchestres

Yannick Nézet-Séguin sera l'ambassadeur de la Conférence internationale... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Yannick Nézet-Séguin sera l'ambassadeur de la Conférence internationale des orchestres à Montréal.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

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Mario Girard
La Presse

Après Berlin, Amsterdam et Oslo, Montréal sera l'hôte de la 4Conférence internationale des orchestres. Le chef Yannick Nézet-Séguin a accepté d'être l'ambassadeur de cet évènement qui réunira des représentants de plusieurs grandes formations musicales du monde.

Aux très nombreuses manifestations prévues dans le cadre du 375anniversaire de Montréal, il faudra ajouter la tenue de cette rencontre internationale, un évènement qui rassemblera environ 300 délégués provenant de différentes formations musicales du monde classique. Du 11 au 14 mai, les principaux administrateurs de ces orchestres viendront discuter des enjeux actuels qui touchent les orchestres.

Malgré un calendrier fort chargé, celui qui est à la tête de l'Orchestre métropolitain de Montréal, de l'Orchestre de Philadelphie, de l'Orchestre de Rotterdam et qui sera bientôt le directeur musical du Metropolitan Opera de New York sera l'ambassadeur de cet évènement qui a lieu tous les trois ans.

«On me sollicite de toutes parts pour être porte-parole de diverses causes et je ne peux pas dire oui à tout, mais quand cette demande est arrivée, j'ai accepté, car cela me tient à coeur», a déclaré Yannick Nézet-Séguin, dans une entrevue à la revue Entracte, la publication annuelle de la Guilde des musiciens, insérée dans le prochain numéro de La Scena Musicale, publié demain.

C'est en 2014, à Oslo, que Montréal a été choisie pour accueillir la prochaine édition de ce prestigieux évènement. Il a été décidé que la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec en serait l'organisatrice. Pendant quatre jours, des centaines de délégués discuteront des défis qui guettent les formations musicales classiques, grandes ou petites.

«C'est sûr que la question du numérique prendra beaucoup de place, explique Mylène Cyr, directrice de la Guilde. Nous parlerons des nouvelles technologies, des nouveaux modèles d'affaires et de diversité, tant dans le répertoire que chez les musiciens et dans le public.»

Le Québec compte plusieurs orchestres classiques. La Guilde souhaite qu'ils soient tous bien représentés. «Quand on regarde la situation ici, on se dit que nous faisons plutôt bien les choses, dit Luc Fortin, président de la Guilde. Nous pouvons compter sur un appui important des gouvernements. Notre grand défi, c'est la diffusion.»

Le choix de Yannick Nézet-Seguin comme ambassadeur est d'autant plus judicieux que celui-ci possède une vision panoramique de la situation que vivent les orchestres classiques. «Il y a encore une grande incompréhension des notions d'argent public et d'argent privé, dit-il. Le financement public varie énormément d'un pays à l'autre, et la philanthropie n'est pas égale partout, mais ce n'est pas parce que les orchestres trouvent de l'argent au privé que les gouvernements doivent se désengager complètement.»

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