Ozorak: inégal

Suzanne Ozorak, organiste.... (Photo: fournie par l'artiste)

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Suzanne Ozorak, organiste.

Photo: fournie par l'artiste

Claude Gingras
La Presse

On connaît peu, sinon pas du tout, l'organiste Suzanne Ozorak. Son récital, hier, dans le cadre de la série dominicale d'été au Casavant de la Basilique Notre-Dame, méritait d'autant plus le déplacement que l'invitée de Pierre Grandmaison avait préparé un programme où dominait la nouveauté.

Native d'Ottawa et d'origine slovaque, Suzanne Ozorak est présentement l'organiste titulaire de la Cocathédrale de Longueuil. On peut supposer qu'elle y remplit adéquatement son emploi d'organiste d'église. Hier, c'est l'organiste de concert que nous écoutions et, à cet égard, le résultat fut bien inégal.

Mme Ozorak avait manifestement mis tous ses efforts sur l'ouverture et la conclusion de son programme sans pause de 75 minutes de durée, plus précisément sur la troisième des huit sonates d'Alexandre Guilmant et sur l'Introduction et Allegro de Gilles Maurice Leclerc, obscur compositeur originaire, comme elle, d'Ottawa.

Il était intéressant de retrouver ici le nom de Guilmant. L'éminent musicien se produisit à Montréal en 1893 et, 100 ans plus tard, en 1993, Raymond Daveluy partagea avec d'autres organistes l'intégrale de ses huit sonates dans le cadre de la série estivale (aujourd'hui disparue) du mercredi à l'Oratoire.

De cette troisième Sonate, datée de 1881, Suzanne Ozorak fit bien ressortir la complexe construction des deux Allegros, bien qu'elle eut de la difficulté à respecter les valeurs de notes de l'Adagio central. Dans la très longue pièce de M. Leclerc, qui exploite largement les rapides alternances de claviers, on n'entendait pas clairement tout ce que l'auteur indique. Quand même, l'organiste fit sentir la dimension de cette écriture et conduisit l'oeuvre à une conclusion impressionnante.

Ce qu'elle offrit entre ces deux extrêmes fut beaucoup plus ordinaire. Je parle des pièces et de leur exécution. Ainsi, une lecture laborieuse d'une bien gauche fantaisie «mozartienne» de Lefébure-Wély, un autre arrangement où l'on ne reconnaissait plus la Moldau de Smetana. Oublions. Pensons plutôt à Guilmant...

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SUZANNE OZORAK, organiste. Hier soir, Basilique Notre-Dame (orgue à traction électropneumatique Casavant (1890-1991); 92 jeux, quatre claviers manuels et pédale).




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