La vie dans l'Orchestre Métropolitain: Louis-Philippe Marsolais

Louis-Philippe Marsolais... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Louis-Philippe Marsolais

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Louis-Philippe Marsolais a gagné un poste avec l'OSM à sa sixième audition, en septembre dernier. Il amorcera sa période d'essai d'un an le mois prochain. «La première audition que j'ai passée à l'OSM, c'était en 1998. J'étais encore à l'école», se souvient-il.

Quatre des cinq musiciens de l'Orchestre Métropolitain que nous avons interviewés ont passé plus d'une audition à l'OSM. La seule exception, Caroline Séguin, a une explication toute simple: «J'étais enfant la dernière fois qu'il s'est ouvert un poste dans la section de flûtes de l'OSM.»

Quand on se présente à une audition pour la sixième fois, est-ce qu'on n'est pas un peu découragé? «Non, répond Louis-Philippe. On essaie de ne pas compter là-dessus pour vivre, donc j'avais bâti plein de choses autour pour ne pas avoir besoin de ça. Mais quand ça arrive, on est bien content et on saute sur l'occasion.»

Il était déjà surnuméraire à l'OSM quand il a obtenu son poste. L'une des différences importantes entre les deux orchestres, c'est la charge de travail, constate-t-il: «À l'OSM c'est souvent deux ou trois programmes différents chaque semaine. À l'automne, j'avais une brique de partitions à apprendre, à pratiquer...»

À 36 ans, Louis-Philippe a envie d'être plus présent auprès de ses trois enfants. L'OSM lui permettra de moins s'éparpiller à gauche et à droite. La régularité du travail permet également une plus grande cohésion dans l'orchestre: «En jouant dans une section qui ne bouge pas, les mêmes quatre cornistes qui sont là tout le temps, semaine après semaine, jour après jour, on peut développer un son commun, ce qui est beaucoup plus difficile dans un orchestre qui fait 10 programmes par année. Il y a des choses que j'ai faites à l'OSM qui m'ont bouleversé parce que je ne pouvais pas m'imaginer que la musique éclate de cette façon-là.»

Le prestige de l'OSM est une motivation supplémentaire. «C'est un des meilleurs orchestres au monde et d'avoir le plaisir d'y jouer, semaine après semaine, c'est un grand privilège. Surtout pour un Montréalais, dans sa ville d'origine.»

Toutefois, chaque orchestre a ses forces, rappelle Louis-Philippe. «Certains des musiciens de l'OM auraient leur place dans les plus grands orchestres. Et ça peut paraître bizarre, mais même si le niveau des musiciens peut parfois être inégal, l'ardeur qu'ils y mettent, leur énergie et l'ascendant de Yannick donnent vie à des moments musicaux magiques.»is

Louis-Philippe Marsolais

> 36 ans

> Cor solo

> Membre de l'OM depuis cinq ans, se joindra à l'OSM en février.

> Joue également avec les Violons du Roy et le quintette Pentaèdre dont il est le directeur artistique; enseigne à l'Université de Montréal et au Conservatoire.




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