Salzbourg honore Verdi, Wagner et Mozart

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Marie-Pierre Ferey
Agence France-Presse
Paris

Le Festival de Salzbourg se rit de la crise: 20% de spectateurs en plus l'an dernier (280 000 au total), et une programmation particulièrement riche en 2013 pour honorer Wagner et Verdi, dont on fête le bicentenaire de la naissance, sans oublier Mozart.

Lors d'une conférence de presse à Paris, étape éclair d'un véritable «road show» de présentation de New York à Londres, Pékin et Shanghai, la présidente du festival Helga Rabl-Stadler et le directeur Alexander Pereira se sont félicités de l'ouverture internationale du prestigieux événement. Les mélomanes de 78 pays (41 non européens) ont afflué en 2012, permettant à Salzbourg de battre le record de l'année Mozart en 2006 (265 000 spectateurs).

Alexander Pereira, aux commandes depuis l'an dernier, n'est pas pour rien dans cet essor. C'est lui qui a lancé la semaine de musique sacrée en ouverture du festival, jouée en partie dans les magnifiques églises baroques de Salzbourg. Il a aussi confié à la diva italienne Cecilia Bartoli les rênes du festival de Pentecôte, le petit frère du festival d'été.

«La» Bartoli chantera Norma de Bellini, dans le registre d'origine de l'opéra, qui avait été abaissé d'un ton et demi dans la version mythique de La Callas avec le ténor Franco Corelli qui «avait du mal avec le ré», a rappelé Alexander Pereira.

L'opéra sera donné les 17 et 19 mai, puis pendant le festival d'été à cinq reprises au mois d'août.

Une autre star, le chef autrichien Nikolaus Harnoncourt dirigera La Création de Joseph Haydn en ouverture de la semaine de musique sacrée les 27 et 28 juillet.

Un opéra contemporain ouvre désormais la saison lyrique. Après le report de l'oeuvre commandée au compositeur hongrois Gyorgy Kurtag à partir de Beckett, qui n'est pas terminée, le choix s'est porté sur Gawain de Harrison Birtwistle. Cet opéra en deux actes sur un roman de chevalerie, Sire Gauvain et le Chevalier vert, n'a jamais été donné depuis sa création à Covent Garden en 1991.

Enfants des favelas

Salzbourg ne pouvait ignorer Verdi et Wagner, nés tous deux en 1813: de Verdi, le festival donnera Don Carlo mis en scène par Peter Stein (avec Jonas Kauffmann) et Falstaff, avec le «meilleur Falstaff au monde», selon Alexander Pereira, le baryton Ambrogio Maestri.

De Wagner, le festival a choisi les Maîtres chanteurs de Nuremberg, le plus «mozartien» des opéras de Wagner, et Rienzi en version concert, sous la direction du Français Philippe Jordan.

Egalement en version concert, Giovanna d'Arco (Jeanne d'Arc) de Verdi avec Anna Netrebko et Placido Domingo, et Nabucco, dirigé par Riccardo Muti avec l'orchestre et les choeurs de l'opéra de Rome.

Salzbourg, ville natale de Mozart, ne pouvait l'oublier: outre l'oeuvre de jeunesse Lucio Silla avec Rolando Villazon (sur instruments d'époque avec le chef français Marc Minkowski et ses Musiciens du Louvre), Salzbourg monte un nouveau Cosi Fan Tutte.

Cosi inaugure un nouveau cycle consacré au librettiste Da Ponte et sera suivi en 2014 de Don Giovanni et en 2015 du Mariage de Figaro.

Invité spécial de Salzbourg, un groupe de 1400 enfants et jeunes musiciens du programme d'éducation populaire vénézuélien El Sistema, venus des favelas, débarquent pour un marathon de concerts.

Le Festival de Salzbourg, dont le budget atteint 60 millions d'euros, est financé pour moitié par ses recettes, pour un quart par ses sponsors et un quart par une subvention publique.

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