Bobby Bazini: direction Los Angeles

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Demain soir, Bobby Bazini donnera un spectacle dans une petite boîte de Hollywood qui porte le joli nom de Bardot devant des journalistes et des gens de l'industrie musicale.

Ce sera pour le chanteur originaire de Mont-Laurier une première occasion de faire connaissance avec Steve Barnett, président du C.A. du label Capitol, auquel il vient de s'associer aux États-Unis. Il y croisera également Peter Fletcher, dont le mandat exclusif est de mousser les ventes de son deuxième album, Where I Belong, lui qui a déjà travaillé avec les Barbra Streisand, Stevie Wonder, Brian Wilson, Janet Jackson et Aretha Franklin.

«Bardot est une boîte que fréquentent les musiciens», a indiqué Bazini hier après-midi avant de s'envoler vers Los Angeles. C'est en tout cas ce que lui a appris Larry Klein, réalisateur de Where I Belong, un homme qui a eu son mot à dire dans le choix de Capitol comme distributeur du disque qui paraîtra sous son propre label, Strange Cargo.

«Larry allait souvent chez Capitol pour leur faire entendre des chansons au fur et à mesure qu'on les enregistrait l'an dernier», raconte Bazini.

Quand Where I Belong s'est hissé au sommet du palmarès canadien, les pourparlers avec Capitol U.S.A. se sont intensifiés jusqu'à la signature récente du contrat. La date de sortie numérique de l'album - le 12 août - a été confirmée quelques jours après le spectacle de Bazini au Festival de jazz de Montréal.

«La compagnie de disques canadienne ne s'attendait probablement pas à ce que le disque de Bobby soit numéro un aussi rapidement et qu'il s'en vende plus d'exemplaires que du nouvel album de Coldplay sans extrait radio ni vidéoclip pour l'appuyer», a dit Rich Isaacson, qui s'est associé récemment avec les imprésarios québécois de Bazini, Mike Gauthier et Geneviève Gélineau, pour mener à bien sa carrière dans le monde.

Un artiste très spécial

Rich Isaacson est un Américain qui compte parmi ses poulains le chanteur Mika, qu'il accompagne d'ailleurs sur le plateau de tournage de l'émission L'été indien aujourd'hui à Montréal. L'homme a également fondé le label hip-hop LOUD Records, vendu depuis à Sony, et il a été associé à des artistes comme Wu-Tang Clan et Akon.

«Quand j'ai fait la connaissance de Rich, en mars dernier, il m'a dit: «Donne-moi un an, il faut que je trouve une bonne histoire à raconter à ton sujet»», explique Bazini. L'artiste a aimé l'approche réaliste d'Isaacson, qui ne lui a pas promis mer et monde, mais lui a plutôt conseillé d'être patient en lui rappelant que le gros du travail restait à accomplir.

«Il a commencé à travailler avec nous le 9 mai et on a décroché le contrat avec Capitol tout de suite après. Ce fut une grande surprise pour nous!»

Isaacson avoue que la rapidité avec laquelle tout s'est conclu l'a étonné lui aussi. Mais il n'a jamais douté du potentiel du chanteur de 24 ans: «Quand j'ai entendu sa musique et sa voix et que je l'ai rencontré, j'ai su tout de suite que c'était un artiste très spécial. On ne peut jamais savoir si cet artiste spécial va écrire la chanson fantastique qui va être entendue partout dans le monde, mais je suis convaincu que Bobby a le talent pour y arriver.»

«La jeune fille de 12 ans qui écoute One Direction ne sera peut-être pas sa première fan, mais je pense que ses chansons vont toucher tout le monde, des jeunes collégiens dont les goûts se raffinent au sortir de l'adolescence jusqu'aux plus âgés, dit-il. Adele a vendu 21 millions d'albums, mais je ne pense pas qu'elle s'imaginait, en enregistrant ses chansons, que des filles de 11 ans allaient les chanter partout dans le monde.»

Une tournée en préparation

Demain soir, Bobby Bazini aura une quarantaine de minutes pour présenter les chansons de son dernier album à ce nouveau public qui en a vu d'autres. Il sera entouré de trois musiciens et de deux chanteuses, avec lesquels il pourra répéter toute la journée aujourd'hui.

«J'ai franchi une étape en enregistrant mon album à Los Angeles en septembre dernier, mais je ne m'attendais pas à y retourner aussi rapidement, dit-il. Les États-Unis, c'est le plus grand marché au monde, mais on dirait que je suis prêt. Je ne sais pas si je l'aurais été il y a quelques années.»

Rich Isaacson négocie présentement la participation de Bazini à la tournée américaine d'un artiste de renom. «Si tout va bien, Bobby pourrait donner de 15 à 25 spectacles aux États-Unis cet automne», dit-il.

Son nouveau protégé retournera aux États-Unis pour le lancement numérique de Where I Belong le 12 août. Il en profitera pour faire un peu de promo et peut-être même de la télé, lui qui rêve d'être invité chez David Letterman avant qu'il prenne sa retraite.




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