Dream Theater: retrouver sa voix

Le chanteur James LaBrie estime qu'il lui a... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Le chanteur James LaBrie estime qu'il lui a fallu «près de 10 ans» pour retrouver sa voix après un grave empoisonnement alimentaire à Cuba.

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La Presse

(Ian Bussières, Le Soleil) Vingt ans après la fameuse tournée de l'album Awake, durant laquelle il avait perdu la voix à la suite d'un empoisonnement alimentaire, le chanteur de Dream Theater, James LaBrie, se réjouit de pouvoir enfin revisiter le répertoire de cet album lors de la tournée qui le mènera au Théâtre du Centre Bell vendredi prochain.

«Je me souviens encore du dernier spectacle qu'on avait donné avant la pause de Noël, en 1994. C'était à Los Angeles. Tout allait bien, tout était parfait. Par contre, quand on est repartis après ça, les gens se demandaient ce qui se passait», avoue LaBrie.

Entre les deux parties de la tournée, un incident est survenu pendant que LaBrie était en vacances à Cuba. Le chanteur a souffert d'un grave empoisonnement alimentaire après avoir consommé du porc contaminé. «J'ai tellement vomi que j'ai eu un hématome et qu'il y a eu du sang sur mes cordes vocales», explique-t-il.

Cauchemar

Quand Dream Theater a repris la route au Japon, en janvier 1995, LaBrie a vécu le pire cauchemar de tout chanteur. «À la suite de cette blessure, ma voix n'était plus du tout comme avant. Honnêtement, il y avait des périodes où je me demandais si je retrouverais un jour mon registre, ma puissance et ma consistance vocale.»

«Un soir, je pouvais être très bon, et carrément mauvais le lendemain. Bien sûr, il y avait beaucoup de critiques de la part des fans. Tu dois te bâtir une grosse carapace pour passer à travers un épisode comme celui-là.»

Le chanteur avoue qu'il lui a fallu «près de 10 ans» pour retrouver sa voix. «Mais, maintenant, tout est revenu à la normale. Cette tournée, c'est un peu comme une rédemption pour moi, car on célèbre l'album Awake et, pour la première fois, je peux dire que j'en interprète les pièces encore mieux qu'avant.»

À l'instar de son chanteur, Dream Theater s'est aussi relevé d'un épisode douloureux, soit le divorce houleux avec son batteur-vedette et membre fondateur Mike Portnoy, en 2010. Mike Mangini a pris sa place depuis ce temps, et James LaBrie assure que la transition est complétée.

«Tout le monde s'entend bien avec Mike [Mangini], les fans ont adoré le matériel qu'on a fait avec lui, et lui-même est plus à l'aise dans son rôle. Il est un membre à part entière du groupe et il a fait partie du processus d'écriture du dernier album», souligne LaBrie, qui vient de Penetanguishene, une ville ontarienne qui compte une importante population francophone.

«Ma mère parle très bien français, dit-il, mais mon père, qui est à moitié français et à moitié irlandais, ne le parle pas. Malheureusement, je n'ai jamais vraiment appris la langue moi non plus.»

LaBrie en a toutefois appris beaucoup sur les racines françaises de sa famille grâce aux recherches de sa soeur. «C'est vraiment cool. Il y a parmi mes ancêtres des LaBrie, des Moreau et des Basané. Mon arrière-arrière-grand-père est originaire de Saint-Émilion, en France, et il s'est installé au Canada au XVIIe siècle.»

«Avec tous ces ancêtres français, il faudrait vraiment que j'achète un Rosetta Stone [logiciel d'apprentissage des langues étrangères] et que j'apprenne la langue!» lance-t-il en terminant.

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Au Théâtre du Centre Bell, vendredi à 19h30.




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