Des réédition d'albums pour plusieurs «vieux» groupes

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Le groupe Oasis en 2006: Gem Gallagher, Noel Gallagher, Andy Bell et Liam Gallagher.

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Anthony Lucas
Agence France-Presse
Paris

À défaut de se reformer, Oasis et Led Zeppelin continuent d'alimenter les bacs cet automne avec la réédition d'albums ayant fait l'histoire du rock, une pratique désormais courante chez les maisons de disques pour faire vivre leur catalogue par temps de crise du disque.

Des Beatles à Michael Jackson en passant par Pink Floyd ou Portishead, chaque date anniversaire est l'occasion de voir ressortir des «classiques», remasterisés au minimum et le plus souvent accompagnés de faces B, démos, live et autres raretés pour attirer le fan.

Pour Oasis, 2014 marque les 20 ans du début d'une déferlante qui, à coups de grosses guitares, a chamboulé l'Angleterre puis la planète jusqu'à leur séparation en 2009, avec plus de 70 millions d'albums vendus.

Après le premier album Definitely Maybe (1994), réédité en mai, le second disque des frères Gallagher, (What's The Story) Morning Glory? (1995) vient de ressortir à son tour avec deux CD de suppléments. Le troisième album, Be Here Now (1997), doit suivre bientôt.

Fin octobre vont aussi ressortir deux albums de Led Zeppelin dont l'incontournable IV (avec Stairway To Heaven). Les trois premiers albums avait été réédités en juin, remettant au goût du jour le légendaire groupe de hard rock, au repos depuis 1980 et dont la reformation a toujours été écartée par le chanteur Robert Plant malgré les appels du pied du guitariste Jimmy Page.

Le groupe britannique Portishead a également marqué les 20 ans de son premier album, Dummy, par une réédition en vinyle fin août alors que Pink Floyd, en attendant son nouvel album en novembre, a également ressorti son dernier album en date, The Division Bell (1994).

L'argument premier des maisons de disques et des artistes tient d'abord au son, de meilleure qualité grâce à la remasterisation des disques.

Une business de niche

L'argument technique convainc peu Florent Mazzoleni, auteur du livre L'odyssée du rock: «On entend peut-être la différence quand on est en studio, mais sinon, il faut vraiment être audiophile ou suréquipé pour la percevoir», dit-il.

«C'est juste une question de revendre du back catalogue (les anciens enregistrements), même si ça a le mérite de faire le tri entre les disques importants et secondaires», relève-t-il.

Dans les maisons de disques, on se défend de faire tourner «la machine à pognon».

De telles rééditions permettent réellement de «se constituer une discothèque» et «aux jeunes générations qui n'ont pas connu ces artistes de les découvrir», assure Jean-Luc Marre, directeur de la promotion chez Pias, le label qui réédite Oasis.

Autre intérêt: «Casser le marché du collector», précise-t-il. A titre d'exemple, selon lui, la prochaine réédition en vinyle des albums de Nick Cave va rendre de nouveau accessible les premiers albums du rocker australien qui, aujourd'hui, «ne se trouvent pas à moins de 100 euros».

Si la réédition est désormais courante, «ne nous échauffons pas, cela reste un micro-marché», assure toutefois Christophe Langris, directeur de Legacy, le label spécialisé de Sony.

«À de très rares exceptions, comme la réédition de Thriller (l'album de Michael Jackson réédité en 2008 pour les 25 ans), c'est une business de niche. On fait 1500, 2000, 3000 ventes», dit-il.

Le pari de ces rééditions, dit-il, n'est pas tant de vendre beaucoup que de susciter l'intérêt des jeunes générations pour ces «classiques», en espérant générer des clics et de l'écoute en streaming, le mode de consommation en vogue chez les plus jeunes.

Au-delà, cette mémoire musicale passe aussi par les expositions de plus en plus fréquentes sur des artistes emblématiques: Bob Dylan, à Paris, en 2012, David Bowie déjà montrée à Londres et Berlin et attendue en mars 2015 à la Philharmonie de Paris.




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