Brigitte Boisjoli, la sauterelle atomique

Brigitte Boisjoli déploie beaucoup d'énergie sur scène, au... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Brigitte Boisjoli déploie beaucoup d'énergie sur scène, au grand bonheur de son public.

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Un jour, Renée Martel lui a dit qu'elle était comme une sauterelle fatigante. «J'ai trouvé que c'était un compliment», a lancé hier soir Brigitte Boisjoli à son public fidèle qui goûtait chacun des moments de son réjouissant spectacle au Théâtre St-Denis 2.

On imagine facilement la jeune Brigitte Boisjoli en petite tannante de la classe dont l'énergie débordante ne pouvait être réprimée. Si elle était une sauterelle, elle serait à coup sûr atomique. Renée Martel, la «grande dame du country pas barrée», serait sûrement d'accord, elle qui, en plus de venir chanter avec sa jeune admiratrice sa Cowgirl dorée, a avoué devant les centaines de témoins que c'était la première fois qu'elle la voyait sur scène et qu'elle la trouvait «ben bonne».

«On dirait que t'as l'air surprise, Renée», lui a répondu la jeune femme, qui n'en rate pas une.

Hommage à Patsy Cline

Brigitte Boisjoli nous a dit qu'elle stressait un peu à l'idée de faire sien l'univers de Patsy Cline, la pionnière du country. Pourtant, son album hommage lancé à pareille date l'an dernier a connu un succès fulgurant dès sa mise en vente, et ce qu'elle en fait sur scène a de quoi convaincre même les plus sceptiques des amateurs de country.

Brigitte Boisjoli fait les choses à sa manière, sans prétention aucune, mais avec un plaisir fou que l'on ne peut s'empêcher de partager. 

Il faut la voir sautiller ou se trémousser pendant que ses musiciens polyvalents chantent Ring of Fire de Johnny Cash ou Quand on est en amour de Patrick Norman puis, l'instant d'après, privilégier l'émotion à la fantaisie le temps de Leavin' Your Mind, la toute dernière chanson que Patsy Cline a enregistrée avant de périr dans un accident d'avion à 30 ans.

Brigitte Boisjoli a parfois de ces idées dont on se demande comment diable elles vont fonctionner. Et pourtant, quand elle juxtapose I'm Sorry de Brenda Lee à Oh! Darling des Beatles en mêlant sa voix à celle du guitariste Jean-Philippe Audet ou quand elle pousse l'audace - certains diront le sacrilège - jusqu'à greffer quelques mesures de l'Hallelujah de Leonard Cohen à la très belle She's Got You popularisée par Patsy Cline, ça marche.

Spontanéité et entrain

Quand, pendant un joli segment feu de camp, elle a intégré dans sa propre chanson Sans regret la Rolling in the Deep d'Adele, le public s'est levé d'un trait pour lui signifier son approbation. «Faites-moi pas brailler au milieu du spectacle de même», leur a-t-elle lancé du tac au tac, fidèle en cela à celle qui nous avait fait nous tordre de rire plus tôt dans la soirée en nous racontant son voyage avec sa maman à Nashville, où elle a enregistré son album.

Si Brigitte Boisjoli craignait vraiment que les purs et durs du country n'apprécient pas son incursion dans leur territoire, elle n'a plus à s'en faire. Sa simplicité, sa spontanéité et son entrain servent magnifiquement cette musique du coeur, comme pourraient en témoigner ses invités d'hier, Renée Martel et Paul Daraîche.

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