Une heure de tranquillité: La Rue déchaîné

Josée Deschênes et Roger La Rue dans Une... (Photo Caroline Laberge, fournie par Duceppe)

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Josée Deschênes et Roger La Rue dans Une heure de tranquillité

Photo Caroline Laberge, fournie par Duceppe

La PresseMario Cloutier 3/5

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Mario Cloutier

Ce divertissement du temps des Fêtes chez Duceppe, bien adapté mais pétri de clichés, permet surtout au vétéran Roger La Rue de démontrer hors de tout doute son grand talent pour la comédie.

Une heure de tranquillité

Texte de Florian Zeller

Mise en scène et adaptation de Monique Duceppe

Au Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 6 février.

***

Vétéran de la scène théâtrale, Roger La Rue aura rarement eu l'occasion de briller de tous ses feux autant que dans cette pièce de l'auteur populaire français Florian Zeller, Une heure de tranquillité.

Le comédien se déchaîne littéralement dans le rôle de Michel, un verbomoteur égocentrique et amateur de jazz qui vient de dénicher un album qu'il recherchait depuis des décennies. L'heure de tranquillité qu'il souhaite passer à écouter ledit enregistrement, on s'en doute, il ne l'aura pas. Le pauvre devra faire face, en 90 minutes, à sa femme névrosée, à son fils punk et à sa maîtresse repentante, entre autres choses.

DES PERSONNAGES UNIDIMENSIONNELS

Le texte de Florian Zeller se veut un boulevard moderne sans claquements de portes ni hauts cris. Il ne creuse pas bien loin, cependant, cet univers petit-bourgeois plutôt superficiel où les personnages unidimensionnels nous montrent, d'un côté, des femmes au bord de la crise de nerfs et, de l'autre, des hommes n'ayant qu'une idée en tête : leur petit nombril.

Le pauvre Michel ne souhaite qu'écouter un album mythique de jazz, après tout. Au lieu de cela, il devra écouter les lamentations de sa femme au sujet d'une liaison passée et de leur fils Sébastien (Laurent Duceppe) qui veut changer son prénom pour Fucking Rat ; sa maîtresse lsabelle (Mireille Deyglun) prête à avouer leur liaison à sa meilleure amie, la femme de Michel, Nathalie (Josée Deschênes) ; et les interventions sporadiques de trois autres personnages très secondaires. Ouf !

L'intrigue plutôt mince a été bien adaptée à la réalité montréalaise par Monique Duceppe quoique la mise en scène manque d'originalité.

Le récit a du rythme et les punchs sont bien amenés. Même si là aussi, il faut bien l'avouer, l'humour ne vole pas toujours très haut.

Mais, encore une fois et au sein d'une distribution inégale - on a déjà vu Josée Deschênes plus inspirée -, Roger La Rue mérite toute notre admiration. Pratiquement de toutes les scènes, hormis un épisode de cinq minutes de travaux à l'écart avec un plombier incompétent, le comédien se montre le véritable meneur de jeu ici.

Physiquement et verbalement, Roger La Rue occupe tout le plateau. Il en fait tellement, tout en évitant les excès de bouffonnerie, que ses partenaires de jeu semblent parfois ébahis, éclipsés. Une belle performance !

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