Wilco au Métropolis: parfaitement wilcoesque

Le groupe américain Wilco a offert un spectacle... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Le groupe américain Wilco a offert un spectacle de près de deux heures et demie hier au Métropolis.

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Dire que Wilco a donné hier un spectacle généreux au Métropolis relève de l'euphémisme. La bande de Jeff Tweedy a interprété intégralement son nouvel album Star Wars, avant une douzaine de chansons de son imposant catalogue puis un rappel de 45 minutes.

Durée totale: presque deux heures et demie de musique. À l'image de l'abondante discographie du groupe qui compte neuf albums en vingt ans de carrière.

C'est au son de la pièce instrumentale qui ouvre Star Wars que Tweedy et ses musiciens ont pris place pour More... Le public du Métropolis a eu droit à tous les titres - dans l'ordre - du tout nouvel album de Wilco.

Le groupe a étiré la finale de You Satellite avant la pièce à la mélodie sentimentale - typiquement «wilcoesque» - Taste the Ceiling. Wilco est ensuite passé en mode électrique pour Pickled Ginger.

Le groupe avait recouvert la scène de tapis et il avait un éclairage qui évoquait les late shows américains.

Le spectacle est revenu à l'essentiel de ce qu'il devrait être: un groupe qui interprète ses compositions devant ses fidèles avec une valeur musicale ajoutée. Simplicité et authenticité. De bonnes chansons suffisent comme carte de visite.

«C'est bon d'être de retour. C'était notre album Star Wars», a lancé Tweedy à la foule après sa conclusion.

Wilco a ensuite enfilé ses succès, à commencer par Handshake Drugs et Kamera. C'est là que les spectateurs ont commencé à taper du pied, à hocher la tête de satisfaction et à applaudir bruyamment.

Tweedy semblait quelque peu coincé sur scène, mais ses musiciens compensaient son manque de vigueur. Nommons-les: John Stirratt à la basse, Nels Cline à la guitare, Glenn Kotche aux percussions, le multi-instrumentiste Pat Sansone et le pianiste Mikael Jorgensen.

Ils étaient pleinement au service des hymnes folk-rock de Wilco. Ceux d'un gars incompris qui raconte sa vie dans ses moments malheureux et parfois heureux. Ceux des albums A Ghost Is Born et Yankee Hotel Foxtrott, et des autres disques. Sans compter de nombreuses extrapolations musicales.

La finale d'Art of Almost a explosé dans tous les sens. Tweedy a enfilé son harmonica pour la poignante She's a Jar.

Il a chanté la nostalgie de l'innocence de ses jeunes années avec Heavy Metal Drummer. La slide guitar était douce pour les oreilles au son de Jesus, Etc. Puis la foule a vibré au son de Born Alone.

Le rappel a duré 45 minutes. Wilco a interprété Spider (Kidsmoke) avec plusieurs solos tonitruants. Puis un segment acoustique (à la sixième des 45 minutes!) a débuté avec Misunderstood pour se terminer avec California Stars et A Shot in the Arm, fredonnée par les spectateurs.

Outre des blagues de poutine et un «Vous êtes fantastiques!», Jeff Tweedy a peu parlé entre ses compositions. Ses fidèles compagnons de route et lui ont été visiblement touchés par l'enthousiasme de la foule aux anges.

Une foule privilégiée qui a eu droit à une sorte de Montreal City Limits. À un spectacle digne de la mythique émission de télé musicale, mais en chair et en os, et que seul un excellent groupe peut donner avec la longévité de ses chansons.

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