Disclosure au Métropolis: le party avant la musique

Disclosure en spectacle au Métropolis.... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Disclosure en spectacle au Métropolis.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Ils ont à peine 20 ans, comptent un seul album et leurs meilleures chansons sont le fruit de collaborations. Six mois après leur spectacle au festival Osheaga, les frères Guy et Howard Lawrence du duo Disclosure demeurent des as de studio plutôt que des maîtres de la scène, a-t-on constaté mercredi soir au Métropolis.

Les deux musiciens électroniques britanniques sont néanmoins d'excellents animateurs - voire agitateurs - de foule. Ils ont transformé la salle de la rue Sainte-Catherine, à guichets fermés, en énorme piste de danse.

Mais ils avaient beau s'exécuter en temps réel derrière leur console respective, leur musique manquait de viande autour de l'os. C'est un peu normal puisqu'aucune des nombreuses chanteuses invitées sur l'album du duo - ni même une choriste - les accompagnaient sur scène.

Les voix d'Aluna George, Sasha Keable, Sinead Harnett, Eliza Doolittle, ou Jessie Ware manquaient à l'ensemble, mais la foule ne semblait pas s'en formaliser. Disclosure a conçu un spectacle de club où le party passe avant la musique. Dans cette perspective, mission accomplie: party hautement réussi avec un taux d'ivresse et d'énergie à son comble parmi les jeunes spectateurs.

Disclosure a démarré la machine avec F For You et When The Fire Starts to Burn (un titre hautement de circonstance). À l'image de DJs dans une ambiance du club, les frères Lawrence restaient dans l'ombre de leur musique et des éclairages, ne s'adressant que brièvement à la foule. Derrière leur console, ils s'exécutaient au clavier, à la batterie électrique, à la basse et à la programmation. Les projections, quant à elles, servaient des fins davantage rythmiques qu'artistiques.

Disclosure a la cote avec sa musique diablement contagieuse. Son album Settle, paru l'été dernier, s'est hissé dans plusieurs palmarès de fins d'année. Un mélange réussi de deep house, UK garage, synthpop, électro et musique dance des années 1990 qui frise le quétaine, sans tomber dedans.

Mercredi soir, il suffisait de quelques secondes des tubes White Noise, Voices et Latch pour mettre la foule dans un état frénétique.

Disclosure est au tout début de sa tournée nord-américaine. Rien à reprocher à la fougue, l'exécution et le son live des frères Lawrence. Mais si la forme du spectacle plait aux clubbers, elle déçoit ceux qui aimeraient voir la richesse de l'album prendre une valeur ajoutée sur scène.

N'empêche, on a dansé un bon coup. Le party avant la musique, disait-on.




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