Mika et l'OSM: audacieuse métamorphose

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Au spectacle de Mika et de l'OSM, hier soir à la Maison symphonique, on a rarement été témoin d'une telle synergie entre un artiste et la centaine de musiciens du grand orchestre.

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Quand une amie montréalaise a lancé à Mika l'idée d'un concert avec l'OSM, le chanteur britannique n'y croyait pas trop. Mais dès qu'il a pris conscience qu'une telle chose était non seulement possible mais en bonne voie de se réaliser, il s'est mis au travail avec tout le sérieux dont est capable l'artiste rigoureux qu'il a toujours été.

De tous les concerts que l'OSM a proposés dans sa série Pop, rarement a-t-on été témoin d'une telle synergie entre un artiste et la centaine de musiciens du grand orchestre qu'hier soir à la Maison symphonique. Avec l'oreille, l'intuition, l'intelligence musicale et la complicité évidente de l'orchestrateur, arrangeur et chef d'orchestre Simon Leclerc, Mika a soumis les chansons de son répertoire à une métamorphose qui, sans être radicale, était audacieuse. En acceptant de travailler ainsi sans filet, il a fait le pari que son public jouerait le jeu.

Il a vu juste.

Ainsi, Overrated n'avait plus rien de la chanson dansante à saveur electronica de son troisième album The Origin of Love. Les synthés faisaient place à une harpe et aux cordes qui enveloppaient la voix haut perchée de Mika, accompagnée au refrain par un choeur qui avait pris place à l'arrière de la scène, où l'espace était compté.

Tout de suite après, le public a acclamé Any Other World, une chanson faite sur mesure pour un accompagnement symphonique tant, même sur disque, la voix du chanteur s'appuie essentiellement sur des instruments à cordes.

L'orchestre, le choeur, tout le monde était mis à contribution autour d'un chanteur habité. Et la cohérence de ce travail musical devenait tout à coup manifeste : chacune des chansons, si différentes fussent-elles, faisait vraiment partie d'un tout.

Pour l'occasion, Mika avait invité deux chanteurs qu'il connaît bien à l'accompagner : la soprano suédoise Ida Falk Winland, ainsi que Max Taylor, qui acccompagne la vedette britannique en tournée. Quand ces trois voix se sont envolées pendant Over My Shoulder, on se serait presque cru à un récital de chant classique tout en nuance et en subtilité. Ce public de tous les âges a apprécié, lui qui a applaudi la pièce avec autant d'enthousiasme que pour la précédente Grace Kelly, le premier succès de Mika avec lequel il a amorcé la deuxième partie du programme.

Mika a fait plaisir à ce public, en lui offrant quelques-unes de ses chansons en français ainsi que quatre compositions qui seront de son quatrième album, à paraître au printemps, dont la très connue Boum Boum Boum en début de soirée. Il a surtout donné l'impression de s'amuser comme un enfant dans un magasin de jouets qui serait devenu le temps d'un soir le héros du film de sa vie composé bout à bout de petites histoires de son cru couchées sur une musique parfaitement cinématographique.

Mika et l'OSM remettent ça ce soir et demain soir à la Maison symphonique.

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