Prise de son: Paris sous l'étoile de Lhasa

Florent Bony, directeur d'Aurores Montréal... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Florent Bony, directeur d'Aurores Montréal

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Perdu parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal? Notre journaliste vous sert de guide.

Paris sous l'étoile de Lhasa

Elle a beau avoir rendu l'âme en 2010, Lhasa de Sela, qui est née artistiquement dans le Mile End, sera sur toutes les lèvres, dimanche prochain, à l'occasion du concert d'ouverture du 5e festival Aurores Montréal.

L'événement parisien, qui fait la part belle aux talents québécois, a réuni une distribution métissée et signifiante pour honorer la chanteuse américano-mexicaine: Patrick Watson, Safia Nolin, Arthur H, Dom La Nena, Luz Casal et Yves Desrosiers, entre autres admirateurs et ex-collègues musiciens.

La Philharmonie de Paris, qui organise un week-end montréalais les premières semaines de décembre, hébergera le concert hommage. «Il y a eu une conjoncture incroyable, note le directeur d'Aurores Montréal Florent Bony. On s'est rendu compte que ça avait encore plus de sens parce qu'il y avait une actualité discographique avec le 20e anniversaire du premier album, La Llorona

Outre cette manifestation inédite, les scènes de Paname accueilleront une vingtaine d'artistes du 3 au 9 décembre, dont Keith Kouna, Alaclair Ensemble, Samuele et Émile Bilodeau. «J'ai découvert le Québec en écoutant des groupes comme Karkwa, Misteur Valaire et La Patère rose, des projets super originaux influencés par plusieurs courants musicaux aux influences anglo-saxonnes, explique le cofondateur. Dès le début du festival, on a voulu prendre en exemple cette scène francophone québécoise que l'on trouve très décomplexée et novatrice.»

Événement: Un réjouissant calendrier de l'avent

Mara Tremblay, Louis-Jean Cormier, Valaire, Kroy, Eman X Vlooper: voilà un maigre échantillon des artistes qui se relaieront au 24e Noël dans le parc. Presque tous les jours jusqu'au 25 décembre, plus de 100 spectacles et animations gratuits égaieront trois «villages en ville» sis place Émilie-Gamelin, ainsi que dans les parcs des Compagnons de Saint-Laurent et Lahaie, dans le Plateau. Pop, rock, rap, punk, trad: impossible de ne pas y trouver son bonheur. Feux de joie et vin chaud pourraient en outre titiller les oreilles plus frileuses.

Le chiffre de la semaine: 5

C'est le nombre de prix qu'a remportés le collectif hip-hop Alaclair Ensemble au Gala alternatif de la musique indépendante (GAMIQ), dimanche dernier. Déjà plébiscitée par l'ADISQ, la troupe solde son année triomphale avec les Lucien - oui, oui, en hommage à l'auteur du Rap-à-Billy - de l'album rap (Les frères cueilleurs), de la chanson (Ça que c'tait) et de l'artiste de l'année. Chocolat est reparti avec deux statuettes, tout comme l'étoile montante Lydia Képinski, qui a été préférée à Beyries dans la catégorie Révélation. Une trentaine de distinctions ont été remises lors de la soirée animée par le duo comique Sèxe Illégal. La fête a été quelque peu assombrie par l'annonce de la fermeture du Divan Orange, lieu culte de la scène alternative montréalaise.

Mononc' Serge... (PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE) - image 2.0

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Mononc' Serge

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Des nouvelles de... Mononc' Serge

Deux ans après avoir chanté à sa sauce les actualités de 2015, l'impayable Mononc' Serge espère envoyer sous les sapins sa 12e offrande, Révolution conservatrice. Selon le principal intéressé, les chansons courtes feront la joie des programmateurs radio prisonniers des quotas de musique francophone. «J'ai hâte d'être riche pis ça, ça commence le 1er décembre. Yeah!», rigole Mononc' sur son site internet. Les premiers simples, Transgression et Mon droit à l'incohérence, laissent deviner un disque tragico-comique dans la continuité. Mais pour la substance, pas de promesse, chante-t-il. «Fuck, si vous voulez quelque chose qui s'tienne, baissez vos culottes pis tenez vous la graine, moé j'en ai mon casque de vos remontrances, je crie mon droit à l'incohérence.» Eh oui, il est de retour.

En spectacle au Petit Campus, demain à 17 h.˙

On a écouté: French Kiss, de Joe Rocca

Nouvelle déclinaison solo du collectif Dead Obies, Joe Rocca ose s'éloigner du hip-hop pour épouser des sonorités soul, R & B, voire dancehall. French Kiss embrasse des ambiances downtempo lascives et des beats pesants où interviennent quelques prometteurs poulains du label Make It Rain Records (Flawless Gretzky, Mike Schabb), ainsi que son directeur artistique, VNCE CARTER, à la coréalisation. Les productions rivalisent sans gêne avec l'offre américaine, mais frôlent parfois le pastiche (Drake, R. Kelly, etc.). Reste que Rocca propose un son quasi inexistant à Montréal, dans un franglais caractéristique et avec une livraison taillée au petit couteau. Il va sans dire que cette trame sonore feutrée et sensuelle siéra davantage aux chaudes nuits d'été. Dans les bacs vendredi.




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