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La chanteuse de La Lambada retrouvée morte carbonisée

La chanteuse brésilienne Loalwa Braz Vieira, interprète du... (IMAGE TIRÉE DE YOUTUBE)

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La chanteuse brésilienne Loalwa Braz Vieira, interprète du tube mondial La Lambada, a été retrouvée morte dans son véhicule.

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

La chanteuse brésilienne de La Lambada, le tube mondial de l'été 1989, Loalwa Braz Vieira, a été retrouvée morte carbonisée jeudi au Brésil, victime d'un cambriolage organisé par le concierge de la petite auberge qu'elle tenait, à environ 100 km de Rio.

Quelques heures après la découverte de son cadavre carbonisé, dans la carcasse calcinée de sa voiture, la police a annoncé l'arrestation de trois hommes de 18 à 23 ans, présentés comme les auteurs du meurtre.

Parmi eux, Wallace de Paula Vieira, 23 ans, le gardien de son auberge, entendu initialement comme témoin avant d'être confondu par ses approximations et de passer aux aveux.

Les deux autres hommes ont ensuite été arrêtés, en possession de la carte bancaire et du téléphone portable de la victime.

La dépouille de la chanteuse de 63 ans avait été découverte dans la nuit de mercredi à jeudi, à bord de son véhicule incendié, dans la petite ville balnéaire de Saquarema, à une centaine de km de Rio de Janeiro, où elle tenait une petite auberge pour touristes.

Selon la police, les trois hommes auraient profité de l'absence d'hôtes dans l'établissement cette nuit-là pour s'introduire dans la bâtiment et le cambrioler. Face à ces visiteurs, Loalwa Braz Vieira aurait tenté de résister avant d'être rouée de coups et d'être emportée dans sa propre voiture, évanouie. 

15 millions de ventes

Cette fuite aurait duré à peine un km, avant que la voiture tombe en panne. C'est alors que les voleurs auraient décidé d'y mettre le feu, laissant leur victime mourir carbonisée.

La brigade locale des pompiers avait au départ été appelée dans la nuit pour intervenir sur un incendie au domicile de la chanteuse. Arrivés sur place, les pompiers avaient rapidement reçu un second appel signalant qu'une voiture était en train de brûler à proximité.

Loalwa Braz Vieira avait accédé à une fulgurante célébrité mondiale en 1989 en interprétant avec le groupe Kaoma la chanson Chorando se foi («Il est parti en pleurant», ndlr), plus connue sous le nom de La Lambada.

La lambada est en réalité un genre musical tropical fusionnant carimbo, merengue, salsa et zouk, dont Loalwa Braz Vieira était l'icône brésilienne dans les années 1980.

Ce hit tropical était accompagné d'un clip vidéo exotique et sensuel mettant en scène un couple de métis brésiliens dansant sur la plage dans un style chaloupé et très collé-serré, qui a considérablement contribué à son succès planétaire.

Le tube s'était vendu à 15 millions d'exemplaires dans plus de 100 pays et avait décroché plus de 80 disques d'or et de platine, ainsi que des centaines de récompenses à travers le monde, selon la page officielle de Loalwa Braz.

En France, où Loalwa Braz avait vécu plusieurs années à partir de 1985, après son succès au cours d'un concert au Palais des Sports à Paris, La Lambada s'était vendue à 700 000 exemplaires.

Elle s'était imposée comme le tube de l'été et avait été reprise dans une célèbre publicité de la marque Orangina.

Fragile et mal entourée 

«C'est triste, c'était une femme chaleureuse, sympathique, mais aussi fragile qui a pas mal souffert et traversé beaucoup d'épreuves», a témoigné auprès de l'AFP Ricardo Vilas, un chanteur brésilien exilé en France sous la dictature militaire brésilienne et qui l'a connue plus tard à Paris.

«Elle avait soudainement gagné beaucoup d'argent et acquis une célébrité mondiale. Elle n'y était pas préparée. Du coup, elle se mettait dans des embrouilles compliquées avec des types louches qui gravitaient dans son entourage. Avec l'argent de la Lambada, elle avait acheté un château, mais elle avait ensuite eu des problèmes avec le fisc. Elle s'était éprise d'un boxeur qui la battait», raconte-t-il.

«C'était une très bonne chanteuse, une vraie voix», se souvient encore Ricardo Vilas, marqué par sa générosité: en 1997, elle avait accepté de chanter gratuitement un bout de la chanson «Samba e Futebol», qu'il avait composée et lancée en France avant le Mondial-1998 de football.

Au Brésil, Loalwa Bras s'était déjà fait un nom bien avant La Lambada.

Née à Rio d'un père chef d'orchestre populaire et d'une mère pianiste classique, elle avait entamé sa carrière à l'âge de 13 ans, s'orientant vers les sonorités du jazz.

Appréciée par les monstres sacrés de la musique brésilienne, elle avait enregistré ou partagé la scène avec Gilberto Gil, Caetano Veloso, Tima Maia, Gal Costa ou Maria Bethânia.

La lambada est en réalité un genre musical tropical fusionnant carimbo, merengue, salsa et zouk, dont Loalwa Braz Vieira était l'icône brésilienne dans les années 1980.

Ce succès tropical était accompagné d'un clip vidéo exotique et sensuel mettant en scène un couple de métis brésiliens dansant sur la plage dans un style chaloupé et très collé-serré, qui a considérablement contribué à son succès planétaire.

Le succès s'est vendu à 15 millions d'exemplaires dans plus de 100 pays et a décroché plus de 80 disques d'or et de platine, ainsi que des centaines de récompenses à travers le monde, selon la page officielle de Loalwa Braz.

En France, où Loalwa Braz a vécu plusieurs années à partir de 1985, après son succès au cours d'un concert au Palais des Sports à Paris, La Lambada s'était vendue à 700 000 exemplaires.

Elle s'était imposée comme le tube de l'été et avait été reprise dans une célèbre publicité de la marque Orangina.

Fragile et mal entourée

«C'est triste, c'était une femme chaleureuse, sympathique, mais aussi fragile qui a pas mal souffert et traversé beaucoup d'épreuves», a témoigné auprès de l'AFP Ricardo Vilas, un chanteur brésilien exilé en France sous la dictature militaire brésilienne et qui l'a connue plus tard à Paris.

«Elle avait soudainement gagné beaucoup d'argent et acquis une célébrité mondiale. Elle n'y était pas préparée. Du coup, elle se mettait dans des embrouilles compliquées avec des types louches qui gravitaient dans son entourage. Avec l'argent de La Lambada, elle avait acheté un château, mais elle avait ensuite eu des problèmes avec le fisc. Elle s'était éprise d'un boxeur qui la battait», raconte-t-il.

«C'était une très bonne chanteuse, une vraie voix», se souvient encore Ricardo Vilas, marqué par sa générosité: en 1997, elle avait accepté de chanter gratuitement un bout de la chanson Samba e Futebol, qu'il avait composée et lancée en France avant le Mondial-1998 de football.

Au Brésil, Loalwa Bras s'était déjà fait un nom bien avant La Lambada.

Née à Rio d'un père chef d'orchestre populaire et d'une mère pianiste classique, elle avait entamé sa carrière à l'âge de 13 ans, s'orientant vers les sonorités du jazz.

Appréciée par les monstres sacrés de la musique brésilienne, elle avait enregistré ou partagé la scène avec Gilberto Gil, Caetano Veloso, Tima Maia, Gal Costa ou Maria Bethânia.




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