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PJ Harvey, chroniqueuse de la guerre et de la pauvreté dans son dernier album

PJ Harvey... (Photo fournie par la production)

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PJ Harvey

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Agence France-Presse

Guitare et carnet en main, la rockeuse britannique PJ Harvey a traversé les continents, nourrissant de ses observations sur la destruction des pays en guerre et l'abandon des quartiers difficiles un neuvième album sorti vendredi, aux touches parfois étonnamment positives.

L'album The Hope Six Demolition Project rassemble les impressions que l'égérie d'un rock poétique et sombre a éprouvées en voyageant en Afghanistan, au Kosovo mais aussi à Washington, explorant les quartiers déshérités de la capitale américaine, où drogue et violence se disputent le pavé.

Le titre de l'album fait justement référence à un programme public controversé de destruction de HLM lancé dans les années 1990 aux États-Unis, sans songer, accusent ses critiques, à reloger correctement les anciens habitants.

La première chanson plonge dans cette autre capitale américaine, au visage marqué par la pauvreté.

Paul Schwartzman, un journaliste du Washington Post a confié que --sans le savoir-- il avait promené en voiture Polly Jean Harvey, 46 ans, dans les quartiers sud-est de la capitale américaine.

Contacté par un ami d'ami pour emmener «une chanteuse-poète» britannique, il n'avait aucune idée de qui était celle qui voyageait avec lui, prenant des notes dans un carnet.

Le résultat de cette balade loin du glamour de la Maison-Blanche et des marbres du Congrès, c'est The community of hope», qui ouvre l'album.

Le son et le rythme plutôt entraînant culminent avec le refrain They're gonna put a Walmart here, repris par un choeur noir. Une vision d'épiphanie qui chagrine Paul Schwartzman: «Le salut venu par la grâce d'un hypermarché semble une idée creuse, surtout dans un quartier où les besoins sont immenses», avait-il écrit dans son journal à la sortie du titre en mars.

La véritable Community of Hope, une organisation caritative de Washington, a également réagi dans un communiqué: «En dépeignant cette image de pauvreté à travers des rues et des immeubles plutôt que les humains qui vivent ici, n'avez-vous pas porté atteinte à leur dignité?»

PJ Harvey, elle, a décidé de ne rien dire de son nouvel album, passant la journée de la sortie vendredi dans un festival de littérature à Gênes, en Italie, où elle présentait un recueil de poésie composé en collaboration avec le photographe Seamus Murphy et qui parcourt les trois mêmes lieux que l'album: Kosovo, Afghanistan et la capitale américaine.

PJ Harvey s'était déjà laissée inspirer par New York dans l'un de ses plus fameux albums, Stories from the City, Stories from the Sea, paru en 2000.

Son dernier opus, le très politique Let England Shake, sorti en 2011, lui a valu un second Mercury Prize, la plus prestigieuse récompense musicale au Royaume-Uni.

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