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Hommage aux mille et une facettes de Bowie à New York

Michael Stipe, chanteur et âme de R.E.M n'a... (PHOTO EVAN AGOSTINI, AP)

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Michael Stipe, chanteur et âme de R.E.M n'a pas déçu et donné au public l'un des moments les plus forts de ces hommages, en transformant Ashes to Ashes - le succès des années 80 qui a propulsé David Bowie dans la pop pour tous - en une ballade pour piano.

PHOTO EVAN AGOSTINI, AP

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Shaun TANDON
Agence France-Presse
NEW YORK

David Bowie était un homme aux multiples facettes - du glam rockeur aux outrances flamboyantes à l'expérimentateur introverti - et les musiciens qui lui ont rendu hommage à New York ont choisi d'embrasser ce fructueux éclectisme.

Près de trois mois après le choc provoqué par la mort soudaine de Bowie - qui avait choisi de garder secret son combat contre le cancer - une poignée, parmi tous les musiciens influencés par son génie, ont donné deux concerts en son honneur, jeudi et vendredi à New York, dans deux des salles les plus légendaires de la grosse pomme, le Carnegie Hall et le Radio City Music Hall.

Et, fidèles au rockeur qui sera resté inventif et moderne jusqu'au bout, nombre d'entre eux ont préféré chercher de nouvelles voies pour explorer une oeuvre riche et diverse, plutôt que de se contenter de reprises plus ou moins heureuses.

Tu n'es que poussière

Michael Stipe, chanteur et âme de R.E.M n'a pas déçu et donné au public l'un des moments les plus forts de ces hommages, en transformant Ashes to Ashes - le succès des années 80 qui a propulsé David Bowie dans la pop pour tous - en une ballade pour piano.

Stripe, longue barbe banche et tunique, semblait s'adresser à Bowie dans l'au-delà, ou mieux encore pour l'inventeur du personnage de Major Tom, dans l'espace, dans un murmure très doux. Un moment si fort, que le Radio City Hall et les milliers de chanceux qui ont pu se procurer des billets, se sont recueillis dans un silence quasi complet.

Stipe a laissé Karen Elson, reprendre les emblématiques paroles: « I'm happy / And I hope you're happy too », alors que le compositeur Paul Cantelon égrenait la chanson sur un piano aux sonorités mélancoliques.

Nouveau regard sur l'étoile noire

La première nuit d'hommage, jeudi au Carnegie Hall, devait servir à lever des fonds pour les écoles et les programmes d'enseignement de la musique et ce n'est que par hasard que les billets ont été mis en ventes peu après que Bowie ne s'éteigne le 10 janvier.

L'hommage à l'artiste vivant est devenu une célébration du génie mort, et les organisateurs ont ajouté une deuxième date au Radio City Hall vendredi, permettant de récolter plus de 300 000 dollars.

Donny McCaslin, un saxophoniste choisi par Bowie pour son dernier album Blackstar, qui est sorti le jour de son 69e anniversaire et seulement deux jours avant sa mort, a interprété Lazarus. Ce morceau rétrospectivement semblait être le moyen choisi par le grand artiste pour annoncer la fin.

Et vendredi Bowie n'était pas là pour répondre aux notes du saxophone de McCaslin, comme il le fait sur l'album. Le saxophoniste s'est donc servi de son instrument pour lui faire interpréter la chanson, voix et musique confondues. Un moment de grande virtuosité qui a valu au musicien une ovation debout au Radio City Hall.

Les chanteuses Anna Calvi et Amanda Palmer ont réinterprété Blackstar - un long morceau de 10 minutes parlant de violence et de religion - avec le Kronos Quartet, et le bassiste Jherek Bischoff.

Chewbacca

Plus traditionnels dans l'hommage - mais certainement pas dans la forme qu'il a prise - les Flaming Lips, qui comme Bowie aiment le glam et l'espace, ont interprété Life on Mars?. Si l'interprétation était classique, le leader du groupe a choisi de chanter drapé dans un foulard avec des néons clignotants, juché sur le dos d'un homme déguisé en Chewbacca, le géant à poils longs de Star Wars.

Joseph Arthur, rocker indépendant aux balades souvent tristes, a choisi The Man Who Sold The World. Sur scène, il s'est mis à genoux devant sa guitare façon Jimi Hendrix, mais au lieu d'y mettre le feu, il a brièvement levé le drapeau américain sur lequel était gribouillé une insulte contre Donald Trump, le très controversé milliardaire qui fait la course en tête à l'investiture républicaine.

Blondie, les Pixies, ou encore Perry Farrell de Jane's Addiction, se sont montrés plus sages dans leurs hommages.

Bien que Bowie ait vécu à New York les dernières années de sa vie, sa famille n'était pas là: elle a choisi de ne participer à aucune cérémonie publique.

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