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Justin Bieber a-t-il suffisamment redoré son image?

Trois ans après l'immense succès de Believe, après une série de... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Victoria Ahearn
La Presse Canadienne
Toronto

Trois ans après l'immense succès de Believe, après une série de controverses suivies d'autant de mea culpa, le chanteur pop canadien Justin Bieber lance vendredi son nouvel album très attendu, Purpose.

A-t-il cependant réussi à se réhabiliter suffisamment pour que le grand public soit de retour pour faire de Purpose un succès? Ou, comme le chanteur de 21 ans le chante dans son nouvel extrait, est-il maintenant trop tard pour s'excuser?

Howard Bragman, expert en gestion de crise à Hollywood et président-fondateur de la firme Fifteen Minutes Public Relations à Los Angeles, croit que Bieber a déjà fait la moitié du chemin, mais ajoute qu'il peut rapidement retomber.

Le relationniste applaudit l'entourage du jeune chanteur pour avoir eu de sérieuses discussions avec lui, ces derniers mois, et il applaudit tout autant Bieber pour avoir écouté.

Depuis le «bien cuit» que lui a servi la chaîne Comedy Central en mai et ses demandes de pardon, Justin Bieber a expié publiquement pour ses erreurs - et il y en a eu beaucoup, allant de l'urination en public captée sur vidéo à des accusations d'avoir lancé des oeufs sur la maison d'un voisin, en passant par un plaidoyer de culpabilité pour avoir conduit dangereusement et résisté à son arrestation à Miami Beach. Cet été, il a aussi plaidé coupable à des accusations de voies de fait et de conduite dangereuse dans sa ville d'origine, Stratford en Ontario.

Ces écarts de conduite ont terni l'image du chanteur pop, qui est devenu célèbre à l'âge de 16 ans grâce à des vidéos sur Youtube, une coiffure distinctive et un allié nommé Usher.

«Il est devenu de plus en plus chaotique», explique l'historien de la musique et personnalité radio canadienne Alan Cross.

«Vous devez comprendre que ce garçon a été dans l'oeil du public, il a été dans sa bulle depuis qu'il était un jeune adolescent et c'est très difficile. Il n'a pas vécu une vie comme vous et moi, et il y a eu des mésaventures en cours de route.»

Ou, comme le dit l'animateur de CTV Ben Mulroney, Justin Bieber «avait un billet aller simple pour devenir le maire d'Idiotville».

Mais, comme Alan Cross, Ben Mulroney souligne «l'immense pression» qui pesait sur les épaules du jeune chanteur.

«Lorsque l'on pense à tout l'argent impliqué, à la quantité de personnes impliquées, à l'attachement émotif que ses fans ont pour lui, il est impossible pour nous d'imaginer nos vies, de les extrapoler à la taille de la sienne et de nous dire: «Ok, maintenant je comprends»», croit l'animateur.

«C'est étranger, c'est insensé pour nous. Je crois que nous devons donc être un peu indulgent. Et ce qu'il a fait pour obtenir ce pardon est impressionnant. Je crois que ça lui donne le droit d'obtenir une deuxième chance.»

En plus de l'émission spéciale de Comedy Central, dans laquelle Bieber a admis avoir fait en sorte que «plusieurs personnes (lui) ont tourné le dos ces dernières années», le chanteur a utilisé différentes plateformes pour tenter de se faire pardonner.

Au talk-show d'Ellen DeGeneres plus tôt cette année, il a admis avoir «fait des choses qui n'étaient peut-être pas les meilleures». Il a également pleuré sur la scène des MTV Video Awards en août.

Dans le nouveau numéro du magazine Billboard, Bieber affirme avoir été bien près de «laisser la célébrité (le) détruire».

«Il dit les bonnes choses et c'est la première étape, parler, avance Howard Bragman. Maintenant, voyons s'il peut passer de la parole aux actes.»

Il y a eu de récents faux pas.

Le mois dernier, Justin Bieber a quitté une station de radio espagnole en pleine entrevue parce qu'il n'aimait pas les questions. Il a également quitté la scène pendant un concert en Norvège parce que des fans l'avaient empêché d'essuyer un liquide par terre.

«Quitter une entrevue - peu importe l'idiotie des questions -, abandonner un spectacle - peu importe comment vont les choses -, ce sont des obstacles qu'il devra surmonter s'il veut demeurer professionnel à long terme», dit Alan Cross. Il s'est amélioré, mais il n'a pas encore atteint son but.»

Le chanteur semble cependant avoir visé en plein dans le mille avec ses chansons.

L'extrait What Do You Mean?, bien reçu par la critique, a pris le premier rang du palmarès Billboard Hot 100 dès sa sortie, tandis que Sorry s'est vite placé en deuxième position.

Il a également obtenu du succès avec l'hymne estival Where Are U Now, en collaboration avec Diplo et Skrillex.

«Peu importe le résultat, c'est une bonne chose que nous parlions enfin de sa musique», estime Howard Bragman.

La nouvelle musique pris une direction plus électro qui semble plaire à un public un peu plus âgé.

«Je l'ai entendue à des endroits où je ne l'avais jamais entendue avant, spécifiquement à la radio», souligne Ben Mulroney, qui note que le public de Justin Bieber n'en est pas un qui consomme sa musique à travers les médias traditionnels.

Bien qu'il ne soit peut-être pas trop tard pour s'excuser, il est encore trop tôt pour savoir si le chanteur a véritablement changé, croit Alan Cross.

«Je crois que la prochaine année, année et demie, nous dira s'il a véritablement pris de la maturité en tant que personne et en tant qu'artiste et s'il pourra poursuivre sa carrière sans s'autodétruire. Ceci n'est que le prologue du prochain livre dans la série.»

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