Bobby Bazini: un premier test à Londres

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Hier soir, Bobby Bazini a fait ses premiers pas chez les Britanniques au Bedford, à Londres.

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Hier soir, Bobby Bazini a chanté pour la première fois au Royaume-Uni. Et pas n'importe où : au Bedford de Londres, la boîte où sont passés des débutants comme Ed Sheeran, James Morrison, KT Tunstall et Paolo Nuttini et qui, à une autre époque, a accueilli les U2 et The Clash.

Du lundi au jeudi, le Bedford propose des spectacles gratuits pour les amateurs de découvertes musicales. Hier soir, Bazini était l'un des quatre artistes invités à se produire sur cette petite scène devant quelques dizaines de spectateurs. Seul avec sa guitare acoustique, il a interprété neuf de ses compositions, tirées de ses deux premiers albums, en plus de la chanson Darkness, lancée en février dernier.

« J'ai vraiment tripé. Les gens étaient respectueux et attentifs, mais ils applaudissaient fort une fois la chanson terminée », de dire Bazini au téléphone une demi-heure après sa sortie de scène. Parmi les spectateurs, il y avait des représentants des labels Island et Virgin ainsi qu'une productrice de spectacles venue de Suisse exprès pour le voir.

C'est Bazini lui-même qui a eu l'idée d'aller chanter au Bedford quand il a su qu'il passerait deux semaines à Londres pour y écrire des chansons avec des pointures de la musique britannique. La semaine dernière, il a travaillé avec Jake Gosling, connu pour sa collaboration avec Ed Sheeran, et ça a si bien cliqué entre eux que Gosling a annulé deux séances de travail avec d'autres artistes pour retrouver Bazini cette semaine. Il a également bossé avec Phil Cook (The Vamps) et Samuel Dixon (Adele), et aujourd'hui c'est avec le réalisateur Martin Terefe, qui a notamment collaboré James Blunt, qu'il a rendez-vous.

« Chaque matin, je vais cogner à la porte d'un étranger, on prend un café, on fait connaissance pendant une heure puis on écrit une nouvelle chanson. » - Bobby Bazini

« Parfois, j'arrive avec quelques idées, peut-être un refrain que j'ai déjà commencé, mais je préfère partir de zéro », raconte Bazini.

Bazini va retourner travailler avec d'autres auteurs-compositeurs-réalisateurs à Londres en août et il a dit hier soir au public du Bedford qu'il espérait pouvoir en profiter pour donner quelques spectacles. « Jake [Gosling] m'a dit tantôt que quand il travaillait avec Ed Sheeran, il le faisait travailler dans plein de pubs pour tester des chansons, se faire des fans et créer un buzz. C'est ce que je veux faire », nous a-t-il dit par la suite.

Deux chansons avec Simple Plan

Bazini a déjà fait le même exercice d'écriture à Los Angeles et à Nashville, où il a surtout travaillé avec Brendan Benson, le bras droit de Jack White dans The Raconteurs.

« J'aimais ça parce qu'il m'amenait ailleurs. C'est sûr qu'il voulait vraiment aller dans le rock, mais je lui ai fait changer quelques trucs parce qu'il faut garder l'essence de Bobby Bazini. »

À Los Angeles, il a passé deux jours avec Pierre Bouvier et Chuck Comeau de Simple Plan pendant lesquels ils ont écrit deux chansons : « C'est drôle, parce que la première se rapproche un peu plus de ce que je fais tandis que l'autre fait très Simple Plan. Je ne sais pas si ça va se retrouver sur leur album ou sur le mien. »

Présentement, Bazini a très exactement 24 maquettes de nouvelles chansons dans ses bagages. Son label Universal aimerait qu'il en ait 30 quand il entrera en studio, vraisemblablement à l'automne, entre les dates de sa tournée québécoise. Ce prochain disque comprendra plus de chansons up-tempo et moins de ballades et de chansons d'amour, annonce-t-il.

Le réalisateur n'est pas encore choisi, mais le chanteur a quelques idées à ce sujet. Il dit vouloir travailler avec ceux avec qui ça a cliqué le plus, parmi lesquels se retrouvent évidemment Brendan Benson et Jake Gosling, mais aussi le Québécois Pierre Duchesne, avec lequel il a enregistré des chansons récemment.

« Pierre m'a surpris parce que je le connaissais surtout comme celui qui avait fait du folk avec Richard Séguin, par exemple. J'ai fait écouter notre travail à des gens qui croyaient que ç'avait été fait en Grande-Bretagne. Eh bien non, on a fait ça à Shefford, Québec ! Le label a beaucoup apprécié ce qu'on lui a fait entendre. »

Bazini va rentrer au pays demain, lui qui doit chanter à Burlington samedi. Après, il va se consacrer au concert qu'il doit donner à Wilfrid-Pelletier le 2 juillet dans le cadre du Festival de jazz. En lever de rideau, ses fans pourront applaudir le légendaire organiste Booker T Jones, qu'on entend d'ailleurs sur le deuxième album du chanteur québécois, Where I Belong.

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