David Guetta, l'entrepreneur

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David Guetta a touché des revenus de 30 millions US en 2014, selon le palmarès des DJ les mieux payés de Forbes, où il se classe au deuxième rang, derrière Calvin Harris.

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En 30 ans, le DJ est passé de zéro à héros. David Guetta incarne à lui seul cette transformation. De gamin parisien à producteur que les artistes s'arrachent, il constitue un modèle du marketing musical. Entretien.

Reprenons du début. À 17 ans, David Guetta anime ses premières nuits parisiennes. «À l'époque, on nous cachait de la foule», se rappelle-t-il.

Entre deux escapades fructueuses dans les club-houses de Londres, le DJ devient actionnaire et promoteur d'une poignée de clubs parisiens qu'il gère avec sa femme, Cathy. C'est en 2002 que survient le tournant de sa carrière: il vend toutes ses actions pour financer son premier opus, Just A Little More Love, qui s'écoulera à 300 000 exemplaires.

En dépit de cette première récolte miraculeuse, le producteur doit faire face aux préjugés qui associent sa musique à la faune des discothèques. «Quand des centaines de milliers de jeunes écoutent ta musique et que les radios ignorent ton travail, ça devient frustrant», se souvient-il.

«J'ai toujours tout fait pour que ma musique ait le plus de succès possible et qu'on puisse l'entendre à la radio.»

Six albums plus tard, le DJ de 47 ans est désormais une référence. Son secret? Un redoutable sens du marketing, qui repose notamment sur des associations avec des artistes de prestige. À preuve, son plus récent album, Listen, sorti à la fin de novembre, réunit une armée de collaborateurs dont Sia, Nicki Minaj et John Legend.

«Les collaborations avec des artistes populaires, ça fait partie de ma vie normale, confirme-t-il. Pour cet album-ci, par contre, j'ai enregistré avec beaucoup de musiciens acoustiques et même un orchestre symphonique.» Un procédé plus enrichissant que lorsqu'il composait tout sur un ordinateur portable.

En entrevue, David Guetta écarte les sujets rattachés à son statut de vedette. C'est connu, le DJ français refuse l'étiquette de musicien commercial. Pendant longtemps, il s'est efforcé de plaire aux critiques qui considéraient ses pièces trop primaires. «Je ne me bats plus pour être respecté, mais pour que ma musique soit respectée», explique-t-il.

Ce qu'il veut partager, c'est son désir de se renouveler au fil des collaborations. «Quand on est passionné de musique et qu'on a l'occasion de grandir musicalement, on a envie de le faire», croit-il.

L'envers des platines

Après 15 ans de tournée, la vie ne semble pas donner de répit à celui qui a gravi les échelons de la nuit. «C'est une vie de création, de passion et de succès formidable, mais c'est difficile d'avoir une vie sociale et familiale», explique le musicien qui s'est récemment séparé de sa femme, avec qui il gérait tous ses projets.

Mais Guetta n'est pas près de tirer sa révérence. «Il y a plein de groupes rock qui durent des dizaines d'années, dit-il. Si on veut encore de moi, je serai là tant que je peux le faire, en faisant plus de sport et en passant plus de temps avec mes enfants.»

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