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Jim Morrison hante encore le cimetière du Père-Lachaise

Sa mort avait suscité une flopée de rumeurs. Son trépas est loin d'être de tout... (Photo: AFP)

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Photo: AFP

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Isabel Malsang
Agence France-Presse
Paris

Sa mort avait suscité une flopée de rumeurs. Son trépas est loin d'être de tout repos. Jim Morrison, le chanteur des Doors, hante encore le cimetière du Père-Lachaise à Paris, où il repose depuis plus de quarante ans.

Aux abords de sa tombe, ce sont des signes de vie qui sautent d'abord aux yeux, reflets d'une dévotion dionysiaque au mythe du poète maudit du rock, mort à 27 ans à Paris, le 3 juillet 1971: fleurs et portraits de l'éphèbe, parfois des mégots ou des bouteilles de whisky pour un chantre de l'usage de drogue et de la consommation d'alcool, quelques «cadenas d'amour» sur la barrière métallique, dernière trouvaille des touristes à Paris.

Ces hommages fleurissent tout au long de l'année, et pas seulement pour la Toussaint.

La modeste sépulture, sur laquelle est gravée l'inscription en grec «KATA TON DAIMONA EAYTOY» (Fidèle à son propre démon), aimante des cohortes d'admirateurs du chantre du «flower power» et de la révolte contre l'autorité, venus du monde entier. Comme celle, un peu plus loin dans le cimetière, du poète Oscar Wilde, recouverte d'empreintes de baisers et de marques de rouge à lèvres.

«Impossible de venir de si loin sans voir la tombe» de Jim Morrison, affirme John, touriste australien, en visite à Paris avec sa femme Trish.

Des Ukrainiennes se prennent en photo. Un jeune Israélien dit être là sur les traces de son père, «venu il y a trente ans».

Des rumeurs sur une tombe

Dans le quartier, un vendeur de souvenirs consacre encore une partie de sa vitrine aux objets à l'effigie de celui qui se proclamait le «roi Lézard» dans son poème Celebration of the Lizard.

«Avec le tombeau de Frédéric Chopin, c'est la tombe la plus visitée du cimetière», confirme Paul Bauer, guide-conférencier du Père-Lachaise.

On voit là «une forme d'hommage qui peut prendre la forme d'un rituel affectif, une façon de laisser une trace», analyse Guénola Groud, conservatrice du patrimoine au service des cimetières de la ville de Paris.

Mme Groud avoue une certaine lassitude à être toujours interrogée sur la même tombe par la presse, alors que le cimetière accueille quelques pépites architecturales et des dizaines de sépultures de personnalités des arts ou de la politique depuis le 19e siècle.

Mais, «de tous temps, il y a eu beaucoup de rumeurs» sur la tombe de Jim Morrison, admet-elle.

Un petit tour sur internet et on en retrouve certaines: Depuis «Jim Morisson n'est pas vraiment mort, il vit reclus quelque part loin du monde» à «la concession du caveau était de 40 ans seulement, et le corps va être déplacé».

Sur ces deux rumeurs, Mme Groud apporte un démenti formel.

Au contraire, une autre rumeur, sur les circonstances réelles de sa mort, par overdose dans un club parisien, a récemment été confirmée par deux témoignages. Celui du créateur du club Rock'n roll circus Sam Bernett, puis en août 2014, celui de la chanteuse anglaise Marianne Faithfull.

Dans un entretien au magazine britannique Mojo, elle a affirmé que son petit ami de l'époque, l'aristocrate français Jean de Breteuil, dealer des stars, était le vrai responsable de la mort de Morrison, qui fut ramené en vitesse chez lui pour tenter d'éviter un scandale dans la boîte de nuit où il se trouvait.

Son témoignage balaye définitivement la cause officielle du décès: insuffisance cardiaque alors qu'il prenait son bain.

Cette version avait été notamment véhiculée par la cinéaste Agnès Varda, liée à Morrison à l'époque, qui fut l'une des rares personnes présentes à son enterrement.

Sollicitée par l'AFP à ce sujet, la réalisatrice a fait répondre par mail qu'elle «avait en son temps fait une déclaration au sujet de la disparition de Jim Morrison» et qu'elle ne souhaitait «plus prendre la parole à ce sujet depuis».

De quoi espérer lui procurer le repos. Éternel cette fois.

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