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Katy Perry: feux d'artifice pour les yeux et les oreilles

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Des acrobates, des guerriers fluorescents, des déesses égyptiennes, des projections étoilées, des jets de fumée, des chats animés, des musiciens qui s'envolent dans les airs avec des feux d'artifice qui explosent au bout de leur guitare...

Il fallait s'y attendre, Katy Perry a donné dans la démesure, mardi soir, au Centre Bell. L'épuration et l'élégance, très peu pour la brunette californienne. Il faut en mettre plus que pas assez. L'important: s'éclater dans un Centre Bell rempli au maximum de sa capacité, mais aussi réussir à toucher le public grâce à sa voix puissante.

> Nos photos du spectacle

Dès que les lumières se sont éteintes pour annoncer le début du spectacle, les 16 000 spectateurs ont bondi de leur siège. Pendant Roar, Katy Perry et ses nombreux danseurs-guerriers ont sauté à la corde, illuminés comme dans un jeu de Lite Brite.

Derrière eux, des projections «prismiques» à l'image du titre de la tournée. En enchaînant avec Part of Me, Katy Perry a offert un début de spectacle musclé et sous le signe de la détermination.

La star pop savait où elle s'en allait tel un train fonçant tout droit vers le public. Elle a ensuite ralenti la cadence. Alors qu'une plateforme la soulevait dans les airs, Perry a livré une version sentie et viscérale de sa pièce introspective Wide Awake.

«Je m'appelle Katy Perry, a-t-elle dit en français. Welcome to The Prismatic World Tour! (...)»

Katy Perry a fait l'éloge du moment présent, des deux heures pendant lesquelles le public allait respirer le même air qu'elle.

En plus du rappel, son spectacle se divisait en plusieurs parties thématiques: «prismatique», «égyptien», «félin», «acoustique»...

Pendant Dark Horse, Perry se baladait sur un énorme cheval mécanique doré. Avec les projections, les danseurs et la robe éblouissante de la chanteuse, la scène rappelait la grandiloquence de Las Vegas.

Katy Perry a beau avoir des moyens financiers énormes et porter sur scène des tenues conçues par Valentino, Roberto Cavalli, Moschino, et Nicolas Jebran, elle dégage une image halloweenesque de Dollarama. Mais la star pop assume pleinement son côté quétaine.

Cela cadre parfaitement avec son personnage et cela n'empêche aucunement son spectacle de donner dans le grand déploiement. Pendant E.T. et Legendary Lovers, les projections des forces ensoleillées de la nature saisissaient le regard, alors que la voix de Perry s'élevait avec émotion dans le Centre Bell.

Au son de I Kissed A Girl, une boule disco roulait à plein régime dans une pyramide, pendant que des personnages féminins avec un postérieur énorme dansaient autour de Katy Perry. Suivirent des projections félines (dignes de YouTube) qui ont permis à la chanteuse de réapparaître en femme-chat rose.

Avec des chorégraphies à la claquette et un décor digne de Broadway, Perry a offert une version cabaret jazz de Hot N Cold. Elle s'est également permis une reprise de Vogue de Madonna. Une fois de plus, les spectateurs ne savaient plus où regarder tellement ils en avaient plein les yeux.

La première fois que nous avons vu Katy Perry en spectacle remonte au Métropolis en 2009. Cinq ans plus tard, son pop-rock hésite entre l'adolescence et l'âge adulte. Ambivalence ou choix complètement assumé? La deuxième réponse est sans doute la bonne.

Katy Perry fait ce qu'elle veut dans son spectacle. Elle passe d'une femme-chat à un personnage candide de Disney, avant d'enfiler un bikini avec des «happy face» et servir une finale dansante de club. Des mises en scène joyeusement déroutantes défilent devant les yeux des spectateurs.

Pendant un trop long segment de conversation avec la foule (savez-vous qu'elle est allergique au gluten?), la Californienne a raconté sa virée à bicyclette à Montréal, hier. Elle a vanté la culture québécoise. «Vous comprenez les arts, la musique...»

Énergique et généreuse, Katy Perry chante avec puissance et enthousiasme. Sa voix, son interprétation sentie et son plaisir d'être sur scène pardonnent son manque de direction artistique et ses quelques écarts de mauvais goût.

La brunette sait à la fois amuser et toucher le public, en plus de lui offrir une orgie visuelle délirante.




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