Les retours de Postal Service et Violent Femmes

Violent Femmes en spectacle à Chicago lors du... (Photo: site officiel du groupe)

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Violent Femmes en spectacle à Chicago lors du festival Lollapalooza en août 2006.

Photo: site officiel du groupe

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Surprise, vendredi dernier, à l'annonce de la programmation du festival Coachella. Quoi? Violent Femmes parmi les têtes d'affiche? Voilà un retour aussi jubilatoire qu'insoupçonné, qui nourrit l'espoir des mélomanes montréalais de voir le groupe au festival Osheaga.

Apparemment en conflit pour des questions de droits d'auteur, Gordon Gano, Brian Ritchie et Victor DeLorenzo n'ont pas sorti de nouveau matériel depuis 2000 et n'ont pas donné de spectacle depuis six ans. Il faut voir leur récente photo de groupe pour se rappeler durement que près de 30 ans se sont écoulés depuis le succès phare du groupe, Blister in the Sun.

«On compte voir de nouveaux et de vieux visages dans la foule, et on espère que la foule appréciera notre version de la musique folk-punk avec des racines du Wisconsin», a écrit DeLorenzo dans une déclaration officielle.

Pour toute une génération, l'album éponyme de Violent Femmes est mythique. On y trouve notamment la chanson Add it Up, que le personnage d'Ethan Hawke reprend dans le film Reality Bites.

Autre retour

Autre présence-surprise dans quelques festivals estivaux: Postal Service, dont le seul album, Give Up, est aussi un classique, mais des années 2000. Il s'agit d'un projet de correspondance musicale entre Ben Gibbard, de Death Cab for Cutie, et Jimmy Tamborello, de Dntel et Figurine.

Pour la création de l'album, les deux musiciens ne se sont jamais vus en studio: ils ont créé ensemble uniquement de façon épistolaire. Avec la tournée et la réunion qui s'en viennent, Gibbard et Tamborello désirent souligner le 10e anniversaire de Give Up (un coffret de luxe sera mis en vente le 9 avril), sans toutefois promettre de nouveau disque.

Pour l'instant, la présence de Postal Service est aussi confirmée au festival Primavera, à Barcelone. D'autres spectacles seront annoncés sous peu. Croisons-nous les doigts pour Osheaga...

De son côté, le festival Coachella présentera également Blur, The Stone Roses, Lou Reed, Jurassic 5 et Wu-Tang Clan. Avec des recettes de près de 50 millions de dollars et une foule de plus de 80 000 personnes à chacun des deux week-ends, Coachella est le roi des festivals estivaux en Amérique du Nord, suivi de Lollapalooza, à Chicago, et de Bonnaroo, au Tennessee.

Climat et isolement

Depuis quelques années, le Canada et les États-Unis n'ont plus rien à envier à l'Europe pour ses grands rassemblements musicaux estivaux. Les festivals nord-américains se sont multipliés et ont gagné en importance, si bien qu'ils représentent un marché fort lucratif dans l'industrie du spectacle.

Mais pourquoi Coachella est-il un si big deal par rapport aux autres festivals? C'est la question à laquelle le blogue «The Indie Professor» du quotidien britannique The Guardian a tenté de répondre...

D'abord, il y a le lieu et le climat - idéal - au milieu d'une vallée semi-désertique de la Californie, près de Palm Strings. Le fait que le festival se tienne loin des grands centres urbains ajoute aussi à l'expérience, puisque le lieu se transforme en une ville temporaire de campeurs. C'est aussi le premier festival de l'année, donc les surprises abondent.

Des Québécois s'y rendent chaque année. Pour reprendre les mots d'un lecteur dont le pseudonyme est Duromax au www.lapresse.ca, «c'est un rêve éveillé de trois jours».

«J'y étais l'année passée, a-t-il écrit sur notre blogue. Que de plaisir. C'est vrai que le site est parfait pour ce genre de festival. L'organisation est sans faille, les beer gardens, les shuttles pour revenir à l'hôtel, la bouffe, l'ambiance, la température, les scènes, etc.»

En rafale

> The Knife, dont le retour est très attendu sept ans après Silent Shout, a sorti le premier extrait de son album qui paraîtra sous peu. Full of Fire est une pièce électro-pop rythmée qui nous replonge avec bonheur dans l'univers rétro-futuriste inquiétant du duo suédois.

> Ken Stringfellow, qui mène une carrière solo après avoir joué avec Big Star, R.E.M. et The Posies, se produira à la Casa Del Popolo le 18 février.

> Keith Couna sera en spectacle à la Sala Rossa le 15 février, alors que James Blake se produira au Métropolis le 6 mai.

Sorties de la semaine

> Hearttrhob, Tegan and Sara

> General Dome, Buke & Gase

> Chansons, Jill Barber

> Vernet-les-Bains, Cali

> My God Is Blue, Sébastien Tellier

> El dorado Sunset, Boogat

> Somewhere Else, Indians

> Black On Blonde, K-Os

> Get Up!, Ben Harper et Charlie Musselwhite

> Mother Tongue Blues, Angel Forrest

> Éponyme, Mo Kenney

> Love Songs, Destiny's Child

> Believe (Acoustic), Justin Bieber

Suggestion de la semaine

À l'époque des ordinateurs et de la dématérialisation de la musique, le documentaire Sound City est à voir au Cinéma du Parc, du 31 janvier au 8 février. Il est réalisé par David Grohl (Nirvana, Foo Fighters), qui a racheté le mythique studio Sound City (où il a enregistré Nervermind avec Cobain) alors que l'établissement allait fermer boutique. Y sont passés les Neil Young, Guns N' Roses, Foreigner, Weezer, Fleetwood Mac, etc. On y voit de nombreux témoignages, dont ceux de Tom Petty et de Paul McCartney, mais ce sont les anecdotes des anciens propriétaires qui sont les plus précieuses. Allez-y!

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