Osheaga: un succès qui ne se dément pas

Osheaga s'est classé l'an dernier au neuvième rang... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Osheaga s'est classé l'an dernier au neuvième rang des festivals de musique les plus lucratifs du monde, selon Pollstar, grâce à des revenus de 9,6 millions de dollars.

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À quelques jours de la tenue du 11e festival Osheaga, ses organisateurs pensent déjà à l'an prochain, où ils devront trouver un nouvel emplacement temporaire vu les travaux de réaménagement du parc Jean-Drapeau. Une année de transition pour un festival en croissance, assure le promoteur evenko. Entrevue avec le vice-président exécutif et chef de l'exploitation, Jacques Aubé, et le vice-président aux concerts et événements, Nick Farkas.

Le festival Osheaga devrait afficher complet pour la quatrième année consécutive avec plus de 135 000 entrées payantes pour les trois jours du festival.

«C'est probablement l'année où les ventes ont été les plus rapides», nous a dit lundi dernier Jacques Aubé, vice-président exécutif et chef de l'exploitation du promoteur evenko.

Est-ce dû à la présence de Radiohead en tête d'affiche? «Au début, oui, mais, au final, je suis surpris du succès des trois journées», répond Nick Farkas, vice-président aux concerts et événements.

Le nouveau festival WayHome (qui avait lieu le week-end dernier en Ontario avec Arcade Fire et LCD Soundsystem comme têtes d'affiche) n'a donc pas nui à la vente des billets.

Non seulement la proportion de spectateurs ontariens est la même que l'an dernier (35 %), mais la part des ventes réalisées à l'extérieur du Québec a aussi augmenté de 64 % à 68 %. La faiblesse du dollar canadien explique sans doute la hausse de la proportion de festivaliers américains de 13 à 16 %.

«Cela veut dire que le Québec a encore oublié d'acheter ses billets d'avance... C'est bon pour le ministère du Tourisme, mais, pour les Québécois, je trouve ça plate», indique Jacques Aubé.

Un emplacement temporaire l'an prochain

Les travaux de réaménagement du parc Jean-Drapeau débutent cet été. La bonne nouvelle: evenko verra ainsi augmenter la capacité quotidienne du terrain de 45 000 à 65 000 personnes. «Ce ne sera pas en 2017, mais possiblement en 2018 et 2019. Tout est entre les mains du parc Jean-Drapeau et de la Ville de Montréal», indique Jacques Aubé.

La mauvaise nouvelle: il faudra trouver un emplacement temporaire l'an prochain. Dans le Quartier des spectacles? Sur le terrain de l'Hippodrome où ont eu lieu les spectacles de U2 en 2011? Jacques Aubé et Nick Farkas réfutent les hypothèses de La Presse.

«Le défi est d'offrir la même, voire une meilleure expérience [aux festivaliers] pour conserver notre réputation et ne pas dénaturer Osheaga», indique Jacques Aubé.

Le promoteur souhaite rester dans l'île Sainte-Hélène ou l'île Notre-Dame dans un cadre naturel et enchanteur.

«On cherche. Il y avait même une possibilité de changer de site dès cette année», explique Nick Farkas, vice-président aux concerts et événements d'evenko.

Pour l'équipe du festival Osheaga qui voit à long terme et a des plans de croissance, il s'agit d'une année de transition.

Après tout, Osheaga s'est classé l'an dernier au neuvième rang des festivals de musique les plus lucratifs du monde, selon Pollstar, grâce à des revenus de 9,6 millions de dollars.

Retombées économiques

Osheaga entraîne aussi des retombées économiques majeures pour Montréal. Selon une étude réalisée au sein du groupe CH (propriétaire d'evenko), elles s'élevaient à 26 millions en 2015. Le milieu politique saisit aussi mieux l'ampleur du festival et plusieurs ministres provinciaux y seront vendredi, lors de la première journée.

Quant à la faiblesse du dollar canadien, le promoteur evenko fait avec. «C'est problématique quand cela bouge de 20 % en un mois et qu'on ne peut pas le planifier. Là, c'est notre réalité et on fait un budget en conséquence», explique Nick Farkas.

Par ailleurs, la poursuite de la Ville de Saint-Lambert pour le bruit lors du festival suit son cours. «On ne peut pas en jaser, mais il y a des discussions pour améliorer les choses. L'an dernier, nous avons ajouté deux tours de délai. Et nous sommes plus aux aguets avec les artistes», fait valoir Jacques Aubé.

Céline Dion

Le dernier soir d'Osheaga coïncide avec le début de la série de 10 spectacles de Céline Dion au Centre Bell. Un gros dimanche pour le promoteur evenko. «Il me faudrait un hélicoptère! lance à la blague Jacques Aubé. Il y a un tapis rouge [au Centre Bell] le dimanche. J'y serai, mais je veux être à Radiohead pour la bière d'équipe. Je vais voir Céline le lendemain.»

Ce n'est pas tout. Le week-end après Osheaga, les festivals ÎleSoniq et Heavy MTL se chevauchent au parc Jean-Drapeau du 6 au 8 août. Le samedi, les deux événements auront lieu en même temps sur deux emplacements séparés et réaménagés pour l'occasion. Les ventes? «Elles vont très bien», assurent Jacques Aubé et Nick Farkas.

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