Jam 3: étape ultime aux Francos

Patrick Groulx animera une soirée où les sept... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

Agrandir

Patrick Groulx animera une soirée où les sept nouveaux auteurs-compositeurs franco-ontariens seront les têtes d'affiche.

Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse

Dimanche soir, les sept participants de l'émission Jam 3, présentée sur les ondes de TFO, vivront l'aventure ultime: ces auteurs-compositeurs franco-ontariens se produiront aux FrancoFolies dans un spectacle mis en scène par Edgar Bori. Entrevue avec l'animateur du spectacle, Patrick Groulx, qui sera sur scène pour les accompagner avec son groupe les Bas blancs.

En quoi l'émission Jam se distingue-t-elle de MixMania et La voix?

Jam n'est pas une compétition avec un gagnant à la fin: on reçoit des dossiers et on fait des auditions, puis on sélectionne sept jeunes auteurs-compositeurs franco-ontariens. On fait la série au complet avec eux. Des jeunes viennent de Toronto, Timmins, Ottawa, Sudbury... On les suit pendant une journée pour voir dans quel environnement et avec quelle technologie ils font leurs chansons. Ils sont âgés de 16 à 24 ans. On veut savoir de quoi ils rêvent et s'ils veulent faire de la musique un métier.

Les jeunes se réunissent donc pour la première fois à Montréal?

Oui. Ils débarquent à Montréal pour rencontrer Edgar Bori, qui agit comme metteur en scène. Ils ont alors trois jours pour monter un spectacle qui sera présenté sur la grande scène des FrancoFolies. Nous avons un studio de répétition, et mon groupe, les Bas blancs, fait figure de house-band. Les jeunes travaillent leurs chansons avec des arrangements professionnels, parfois pour la première fois.

Contrairement à MixMania et La voix, ce sont tous des auteurs-compositeurs?

Oui. C'est beaucoup basé sur le travail, sur la façon dont ils écrivent leurs chansons et sur ce qui les inspire... Honnêtement, ça me replonge à mes débuts, quand j'écrivais mes premiers sketchs d'humour. Mes parents me disaient d'avoir un plan B, et là, je vois les jeunes de Jam qui ont ces mêmes préoccupations.

Tu es né à Ottawa. Les artistes francophones ontariens ont des modèles [Les Pieds dans la marge, Damien Robitaille], mais ressentent-ils de l'isolement?

Certains participants ont un accent et cherchent leurs mots, mais ils décident quand même d'écrire en français, car c'est leur langue et ils aiment sa poésie. Ils vivent dans des milieux où tu te fais parfois traiter de frog. Même moi, je l'ai vécu... C'est beau de voir leur attachement au français.

Avec des émissions comme Arrière-scène et BRBR, la télé publique franco-ontarienne TFO appuie considérablement les musiciens francophones. Est-ce gênant pour le Québec?

Ce qui est gênant, c'est que le Québec n'ait pas d'émissions comme celles-là qui encouragent la relève. En même temps, il faut avoir vécu en minorité en Ontario pour comprendre comment TFO reflète la fierté des Ontariens de parler français.

L'été de Patrick Groulx a l'air de quoi?

Occupé! J'ai terminé ce matin ma participation à l'émission matinale de Rouge FM. Après cinq journées de tournage de Jam et le spectacle dimanche, j'embarque sur l'émission Juste pour rire en direct que je vais animer cet été à TVA. Ensuite, j'essaie, après deux échecs, de prendre trois semaines de vacances au mois d'août pour réfléchir à ma prochaine année.

Anika-France Forget, Céleste Lévis, Jade Bernier, Max Nolet, Mariam Mishriki, Pat Godin et Érika Lamon se produisent sur la scène Bell, dimanche soir, à 19h, dans un spectacle animé par Patrick Groulx, accompagné de son groupe les Bas blancs.




la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer