Andrew Bird: noblesse folk

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Bien que l'attention qui lui est accordée se soit accrue, Andrew Bird préfère toujours se tenir à l'écart des médias, par crainte que ses impulsions créatives s'en voient limitées.

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Derrière une façade discrète et délicate, Andrew Bird est devenu un porte-étendard du folk américain en près de 15 ans. Dimanche soir, sa voix de ténor somnambule fera résonner le Théâtre Maisonneuve, la même salle où il avait laissé le public montréalais du FIJM, il y a exactement quatre ans.

L'homme-orchestre revient d'une longue période d'expérimentation où il a revisité ses racines musicales. Un retour sur scène en toute sérénité pour l'auteur-compositeur, prêt à reprendre son envol.

Violoniste depuis l'âge de 4 ans, Bird enchaîne les chapitres de sa discographie folk (nourrie de rock, pop, country et indie) depuis 1998. «Quatorze albums en quinze ans», précise-t-il humblement.

Après une ascension fulgurante, l'artiste trentenaire a senti le besoin de se consacrer à des projets plus personnels au cours des deux dernières années. Bird s'est donc permis un retrait de la scène pour rendre hommage au duo country The Handsome Family, couple marié originaire de Chicago, comme Bird. La paire a guidé les premiers pas du chanteur, en l'accompagnant sur la route au cours de tournées aux États-Unis, dans les années 90.

«Les tournées que j'ai faites avec eux ont inspiré mes influences pour la musique traditionnelle américaine. Même si je n'ai pas continué mon chemin avec eux, j'ai repris à plusieurs reprises leurs pièces au cours de mes spectacles. Il fallait inévitablement que je sorte cet album-là.»

Bien qu'il ait marié son folk aux rythmes latins au catalogue musical des Handsome, Bird souhaitait avant tout que ses fans reconnaissent la richesse lyrique de leurs compositions, qu'il associe à un «exemple de rigueur artistique».

«Les meilleures chansons des Handsome Family correspondent à ce que toute bonne chanson doit être, explique-t-il. Le message qui se cache derrière chaque morceau est fort et réussit à frapper en très peu de mots.»

Indépendance créative

Bien que l'attention qui lui est accordée se soit accrue, Andrew Bird préfère toujours se tenir à l'écart des médias, par crainte que ses impulsions créatives s'en voient limitées. Même si Bird met de l'avant, comme Rufus Wainwright, des airs plus pop, le multi-instrumentiste ne cherche pas à devenir une «saveur, dans l'air du temps».

Oui, ses oeuvres puisent aux sources de la musique roots «americana», mais le chanteur cherche avant tout à développer sa démarche personnelle, sans suivre de modèle précis. «Je trouve ça sain de jouer les chansons des autres. Ça m'inspire», indique le chanteur-siffleur.

En concert, Bird, vieux routier des tournées, est reconnu pour offrir des moments précieux où l'improvisation bascule. Il s'arrête à Montréal en pleine tournée estivale nord-américaine. Une occasion d'être témoin de la justesse et de la grâce d'un artiste dont l'oeuvre s'annonce en mesure de traverser les époques.

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Au Théâtre Maisonneuve dimanche, 20 h. Première partie: Elisapie




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