Trois questions à George Benson

George Benson... (Photo Fadel Senna, Agence France-Presse)

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George Benson

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George Benson est un musicien et un chanteur doué doublé d'un homme charmant... même quand vous le tirez du lit. Il a toujours une anecdote intéressante à raconter. Demain soir, il donnera son spectacle «standard», composé de ses grands succès et, comme en 2010, il reprendra quelques chansons de Nat King Cole auxquelles il consacre son tout récent album, Inspiration.

On vous a souvent vu au Festival de jazz, mais peu de gens savent que vous avez donné à Montréal votre premier spectacle hors des États-Unis il y a 50 ans cette année.

Oui, je jouais de la guitare dans le Willie Love Combo, le groupe d'un super saxophoniste de Pittsburgh. Avec un chanteur de blues pas mal excitant qui se nommait.... Moondog! Il y avait à Montréal un grand guitariste du nom de Nelson Symonds. J'ai son tout premier enregistrement qu'il a fait avec King Curtis, le grand saxophoniste. King Curtis faisait son éloge, Wes Montgomery aussi et, un bon jour, King Curtis m'a prêté la bande maîtresse d'une séance d'enregistrement à Montréal à laquelle Nelson Symonds avait participé. Quel guitariste incroyable, man! Je l'ai vu jouer au Black Bottom.

Vous avez souvent chanté Beyond The Sea en raison de votre admiration pour Bobby Darrin. Ici, cette chanson est surtout connue dans sa version d'origine: La mer, de Charles Trenet. Vous le saviez?

Oui, j'ai rencontré M. Trenet au début des années 80 sur un plateau de télé à Paris. Give Me The Night venait d'être lancée et je chantais le soir même devant 17 000 spectateurs au Palais des sports. M. Trenet, qui était retraité, m'a appelé pour me dire qu'il venait me retrouver en studio. «Monsieur Benson, vous faites erreur: Charles Trenet est mort depuis 20 ans», m'ont dit les gens en studio. Or, le taxi est arrivé et Charles Trenet en est sorti avec son petit chapeau sur la tête. Tout le monde était estomaqué. Il a fait l'émission de télé avec moi et m'a laissé une carte sur laquelle il avait écrit que j'avais fait la meilleure version de sa chanson. J'ai protesté: mais non, la version de Bobby Darrin est incroyable. Et lui d'insister: «J'aime beaucoup Bobby Darrin, mais votre arrangement est le meilleur!»

En concert, vous devez plaire à des publics aux goûts différents. Certains viennent voir le guitariste de jazz, d'autres le chanteur pop ou celui qui fait du scat. Comment faites-vous pour plaire à tous?

Je fais un peu tout ça en très peu de temps. La nature humaine est ainsi faite que si tu vires à gauche, on va dire que tu aurais dû tourner à droite et si tu dis rouge, on va dire bleu. C'est normal. Mon spectacle est varié, c'est un don que j'ai. Je suis le premier à me lasser de moi-même. J'essaie donc de faire autre chose et je peux voir où s'en va mon public, ce qui l'excite. J'emprunte cette direction pendant un certain temps, puis je fais autre chose. J'essaie de rendre les gens heureux.

George Benson, à la salle Wilfrid-Pelletier, ce dimanche à 19h30.

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