2012-11-09 09:36:00.000

Lawrence Lepage : malgré les blancs...

Lawrence Lepage n'a jamais vraiment délaissé la musique... (Photo Sébastien Raboin)

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Lawrence Lepage n'a jamais vraiment délaissé la musique pendant les dernières décennies.

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Jean-Christophe Laurence

Jean-Christophe Laurence
La Presse

Pour un Coup de coeur francophone, c'en fut un vrai. De retour à Montréal après une éternité, Lawrence Lepage est venu nous rappeler, mercredi soir, pourquoi certaines de ses chansons avaient passé le test du temps.

À 81 ans, le monsieur n'est certes plus tout jeune. Tout petit sous son chapeau cloche, l'octogénaire faisait souvent son âge sur la petite scène du Lion d'or. Pendant la première moitié du spectacle, les trous de mémoire se sont multipliés. On le sentait hésitant, fragile, figé par le trac, chose parfaitement compréhensible, considérant ses longues années passées dans le bois, loin des projecteurs.

Malaise alors? Pas vraiment. Avec Yves Lambert comme lieutenant, tout se passait à la bonne franquette. Assis juste à côté de M. Lepage, l'ex-Bottine agissait à la fois comme accordéoniste, percussionniste, motivateur, intervieweur, télésouffleur et animateur de la soirée, pendant que le reste du groupe, disposé en arc, se chargeait de soutenir les fondations musicales.

On aurait aimé que tout ce beau monde soit un peu plus près du public. Assis tout au fond, Lawrence Lepage avait parfois l'air d'être à Rimouski. Mais cela n'a pas empêché le concert de décoller tranquillement. Venu pour entendre des immortelles comme Mon vieux François, Monsieur Marcoux Labonté, Sol indien, La turlutte de mon pays ou Aimons-nous les uns les autres, le public a plus d'une fois manifesté sa satisfaction. Les nouvelles chansons, tirées du récent disque Le temps, complétaient avec bonheur ce florilège de classiques.

Plus la soirée avançait, plus le vétéran du folk semblait à son aise, se faisant tour à tour poète, coquin, comique ou grivois, avant de prendre doucement le contrôle des opérations. Les blancs de mémoire se sont faits plus rares. Puis ont disparu. Yves Lambert s'est effacé et Lawrence Lepage a rajeuni, comme au temps où il vivait au Carré Saint-Louis.

Non ce n'était pas parfait. Mais c'était mieux. C'était un concert en friche, avec des bouts de branches qui dépassaient. Du genre qu'on ne voit plus trop, en cette époque de haute performance full 2.0. Pour rien au monde on aurait manqué ce moment d'histoire, qui souhaitons-le se répétera.

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