Igloofest : ce soir, on danse

Depuis sa création, en 2007, l'Igloofest est devenu l'événement musical... (Photo: fournie par Igloofest)

Agrandir

Photo: fournie par Igloofest

Partager

Depuis sa création, en 2007, l'Igloofest est devenu l'événement musical hivernal par excellence sur les scènes extérieures de Montréal. Présenté cette année durant quatre week-ends consécutifs dans le Vieux-Port, à compter de ce soir, ce méga-happening ne cesse de gagner en importance auprès des fans de musique et des amateurs tous azimuts qui désirent vivre une expérience singulière. Tour d'horizon.

En croissance

L'an dernier, près de 70 000 personnes ont assisté à l'événement, malgré la pluie et quelques soirées très froides, révèle Michel Quintal, directeur de la programmation. «On attend encore plus de monde cette année, dit-il. Notre objectif 2013 est de 90 000 personnes. Personnellement, je souhaite qu'on franchisse le cap des 100 000, mais je serais très heureux d'en avoir 90 000.»

Un auditoire jeune

L'auditoire se compose surtout de jeunes: «43% de la clientèle se trouve chez les 18-24 ans; 45%, chez les 25-34 et 12% chez les plus âgés. Sur le plan linguistique, environ 60% des festivaliers sont francophones et 40%, anglophones, précise M. Quintal. Parmi les francos, d'ailleurs, on trouve beaucoup de jeunes Français établis à Montréal, sans compter les touristes venus d'Europe ou même de zones tropicales, parce que le froid est exotique! En fait, on évalue à 25% notre clientèle provenant de l'extérieur de Montréal.»

Deux scènes

Comme par les années passées, l'Igloofest sera présenté sur deux scènes. «La scène principale (Sapporo) et l'Igloo Virgin fonctionneront à plein régime, soit de 18h30 à minuit et demi (dès ce soir). Si la grande scène peut accueillir tout le monde, la petite est limitée à 200 personnes. Pour 2013, nous avons beaucoup discuté de la possibilité d'aménager une troisième scène, mais on a conservé la même formule pour des raisons de pollution sonore et de coûts de production.»

De l'audace

En 2012, environ 80 artistes de renommée internationale se sont produits à l'Igloofest. Cette année, on en attend une centaine.

«Notre proposition artistique nous permet de nous démarquer des autres événements musicaux, affirme Michel Quintal. Les puissants promoteurs de Live Nation, que nous avons rencontrés cet automne, ne comprennent pas notre succès. Ils se demandent comment on fait pour attirer autant de monde avec si peu de super-vedettes. Cela peut sembler étrange, mais nous avons fait la démonstration que pouvions inviter qui nous voulions. Ainsi, l'événement dépasse sa programmation.»

Formule personnalisée

Si les promoteurs de l'Igloofest sont les pionniers de la formule du spectacle élecro hivernal en milieu urbain, ils n'en détiennent pas l'exclusivité. On a pu le constater l'an dernier au festival Montréal en lumière. La semaine dernière, le célébrissime Boy George a défoncé l'année à Québec en formule DJ. Un événement de même type a aussi eu lieu le 31 décembre dans le Vieux-Port.

«On nous a proposé de produire la soirée de la nuit du Nouvel An, mais nous avons refusé, confie Michel Quintal. D'une part, c'était trop dur pour notre équipe à seulement quelques jours de notre festival. D'autre part, nous tenions à garder l'esprit de l'Igloofest, c'est-à-dire faire les choses à notre façon.

Et exportable!

«Notre prochain projet consiste à développer Igloofest dans une grande ville hivernale d'Europe. Nous sommes actuellement en pourparlers pour 2014 avec Moscou. En matière de démographie et de géographie, c'est la première ville qu'on a identifiée. On fait déjà le Piknic Electronik (que nous produisons) à Barcelone. Mais il ne faut pas partir en peur. On n'ouvre pas des concessions McDo! Nous voulons garder les caractéristiques uniques de l'Igloofest et bien faire notre travail.»

À voir ce week-end

> Mistress Barbara, Ce soir, scène Sapporo

Son approche, qu'elle résume elle-même comme «drummy funky techno», la maintient dans la constellation des DJ sollicités sur tous les planchers de danse de la planète. Connue du grand public technoïde, la Montréalaise d'origine sicilienne (Barbara Bonfiglio, de son vrai nom) a lancé en 2012 l'album Many Shades of Grey. À l'Igloofest, on attend d'elle un DJ set créatif, plat de résistance des corps un soir de janvier.

> KiNK, Demain, scène Sapporo

Très apprécié par l'équipe d'Igloofest lors du dernier MUTEK, où il a offert une performance plutôt confidentielle, le DJ bulgare KiNK (Strahil Velchev, de son vrai nom) est de retour à Montréal et peut y jouir cette fois d'une grande visibilité. Capable d'improvisation sur scène, inter-actif au maximum avec son public, il met à l'épreuve toutes les armes de son arsenal électro - qui inclut des éléments atypiques. Plusieurs labels (Rush Hour, Ovum, Liebe*Detail et autres Systematic) ont mis sa musique de l'avant.

> Artbeat Montréal présente Piu Piu, Samedi, Igloo Virgin

Artbeat Montréal est une organisation se consacrant au soutien de «beat builders», constructeurs de rythmes, MC, DJ ou même chanteurs désireux de faire évoluer le son électronique d'aujourd'hui. Récemment, un documentaire sur ces artistes - KenLo d'Alaclair Ensemble, High Klassified, Scott C ou Kaytranada aiment se retrouver sous la bannière Piu Piu, sorte de hip hop technoïde. Contrairement à ses collègues, le DJ Kaytranada se produira sur la grande scène de l'Igloofest, soit le 26 janvier.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Igloofest : mode d'emploi

    Festivals

    Igloofest : mode d'emploi

    Voici un petit guide pour affronter le froid de l'Igloofest, gagner le concours de «one piece», éviter les files d'attente, et ne rien manquer de la... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer