La semaine d'enchères d'art asiatique, un test pour le marché

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Agence France-Presse
New York

La huitième édition de la semaine asiatique de New York, qui débutera vraiment mardi avec les enchères des grandes maisons, représente un test pour le marché de l'art d'Asie, sur fond de ralentissement de l'économie chinoise.

Lancée en 2009, l'Asia Week réunit cette année cinq maisons d'enchères et 45 galeries, avec des ventes, mais aussi des conférences et des expositions.

New York reste sur une édition record en 2015, lors de laquelle les ventes ont atteint 360 millions de dollars, soit près de 50% de plus qu'en 2011 (250 millions), meilleure année jusqu'ici.

Pour les grandes maisons d'enchères, la saison new-yorkaise reste devancée par celle de Hong Kong, début avril, en matière d'art asiatique, mais gagne chaque année en importance.

Les lots proposés à la vente sont d'une grande variété, de la céramique chinoise à la peinture moderne indienne en passant par des bronzes tibétains.

Seul l'art contemporain asiatique est plutôt réservé à Hong Kong.

«C'est le premier vrai grand test de l'année» pour l'art asiatique, reconnaît Henry Howard-Sneyd, qui dirige la section art asiatique au sein de la maison de vente Sotheby's.

L'année 2015 a été marquée par un effondrement des Bourses chinoises et un ralentissement marqué de l'économie locale, encore ressenti en 2016, qui a peut-être entamé l'appétit de certains acheteurs.

Michael Bass, directeur international de l'art chinois pour Christie's, refuse lui le terme de test, mais concède que «beaucoup de gens regardent ce qu'il va se passer».

Pour attirer les acheteurs, Sotheby's a cherché à accueillir des «pièces qui sont vraiment nouvelles», «pas vues sur le marché depuis des décennies», explique Henry Howard-Sneyd.

«Le portefeuille (d'oeuvres proposées) est riche et divers», afin que Christie's ne mette pas «tous ses oeufs dans le même panier», a précisé Michael Bass.

Parmi les oeuvres emblématiques de cette saison à New York, la plus grande toile connue, par la taille, du peintre moderne indien V.S. Gaitonde, estimée chez Sotheby's entre 2,5 et 3,5 millions de dollars.

Toujours chez Sotheby's, seront à l'affiche un ensemble de quatre rouleaux chinois peints sur soie du 18e siècle, évalué entre 600 000 et 800 000 dollars, ou un plat jaune et vert de la période Yongzheng (début 18e) estimé entre 600 000 et 800 000 dollars.

La variété est aussi à l'honneur pour Christie's, qui présente notamment un tableau tibétain du 18ème représentant le gardien céleste bouddhiste Vaisravana, estimé entre 550 000 et 750 000 dollars.

Autre pièce majeure, un trône en zitan, un bois de santal aujourd'hui quasiment introuvable, évalué entre 800 000 dollars et 1,2 million de dollars.

La semaine asiatique s'achèvera le 19 mars.

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