Groupe ADF a souffert de la menace des tarifs sur l'acier

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En plus de son usine à Terrebonne, Groupe ADF exploite des sites à Great Falls, au Montana, ainsi qu'à Miami, en Floride.

photo James Paschini, fournie par groupe adf

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

L'incertitude entourant l'imposition de tarifs douaniers sur l'acier par les États-Unis a pesé sur le Groupe ADF au premier trimestre, qui a été forcé d'abaisser la cadence de production à son usine de Terrebonne.

«La croissance du carnet de commandes est essentielle à notre succès et malheureusement, l'incertitude sur les tarifs a changé la donne pour plusieurs de nos clients, ce qui nous a compliqué la tâche pour mener à terme d'importants dossiers au premier trimestre», a expliqué son chef de direction de Groupe ADF, Jean Paschini, mercredi, au cours d'une conférence téléphonique.

À la fin mars, la société de charpentes métalliques avait annoncé une cinquantaine de mises à pied. Depuis lundi, environ 120 de ses employés ont vu leurs heures de travail être réduites de 40 à 60%. Ils pourront bénéficier du programme d'assurance-emploi pour compenser cette baisse.

Groupe ADF estime que cette mesure, qui a reçu l'approbation du gouvernement fédéral, lui permettra de gérer ses coûts d'ici à ce que l'étape de fabrication des projets récemment annoncés débute.

«Alors que la politique commerciale des États-Unis à l'endroit de l'acier est devenue plus claire et que l'incertitude s'est prolongée pendant quelques semaines, nous avons néanmoins été en mesure de décrocher pour 95 millions de dollars de nouveaux contrats au sud de la frontière», a expliqué M. Paschini aux analystes.

Depuis le 1er juin, le Canada, le Mexique et l'Europe ne sont plus exemptés des droits d'importation de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium qui ont été imposés pour la première fois en mars.

Lundi, le gouvernement Couillard a annoncé une enveloppe de 100 millions en prêts et garanties de prêts destinée aux plus petits joueurs des secteurs visés par les droits tarifaires de l'administration Trump.

M. Paschini n'a pas fait mention de ce plan d'aide, mais a affirmé que Groupe ADF allait faire tout ce qui était en son pouvoir afin d'améliorer la productivité de ses usines.

«Sans aucun doute, il y a plusieurs défis devant nous, mais comme nous l'avons fait dans le passé, nous allons retrousser nos manches pour nous adapter aux tendances et conditions du marché», a-t-il dit.

Des reculs marqués

Au premier trimestre terminé le 30 avril, l'entreprise établie à Terrebonne a plongé dans le rouge en affichant une perte nette de 910 000 $, ou 3 cents par action, alors que ses revenus ont plongé de plus de 40%.

À la même période lors de l'exercice précédent, Groupe ADF avait engrangé un profit de 354 000 $, ou 1 cent par action.

Le chiffre d'affaires est passé de 48,6 millions à 28,5 millions en raison d'une baisse des volumes, notamment parce que des projets récemment signés n'ont pas encore débuté.

Pour sa part, le carnet de commandes était de 158,7 millions en date du 30 avril, par rapport à 85,5 millions au 31 janvier. Cela tient compte des commandes de 95 millions aux États-Unis qui ont été annoncées le 23 avril dernier.

En plus de son usine à Terrebonne, Groupe ADF exploite des sites à Great Falls, au Montana, ainsi qu'à Miami, en Floride.

À la Bourse de Toronto, mercredi avant-midi, le cours de l'action de la société demeurait inchangé, à 1,90 $.




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