Encore des problèmes pour Bombardier à Toronto

Déjà largement en retard sur un échéancier initial... (ILLUSTRATION FOURNIE PAR LA TORONTO TRANSIT COMMISSION)

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Déjà largement en retard sur un échéancier initial qui prévoyait la fin des livraisons en 2018, Bombardier devra maintenant manifestement assumer d'importants coûts supplémentaires dans le cadre de ce contrat d'une valeur d'environ 1 milliard de dollars.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR LA TORONTO TRANSIT COMMISSION

Déjà victime de nombreux retards qui ont fortement irrité la Ville de Toronto et ses citoyens, le contrat de Bombardier pour la livraison de 204 voitures de tramway s'enfonce à nouveau. Selon le Toronto Star, 67 des 89 voitures déjà livrées devront être renvoyées à La Pocatière pour des ajustements.

Déjà largement en retard sur un échéancier initial qui prévoyait la fin des livraisons en 2018, Bombardier devra maintenant manifestement assumer d'importants coûts supplémentaires dans le cadre de ce contrat d'une valeur d'environ 1 milliard de dollars.

Selon le Toronto Star, l'entreprise québécoise aurait conclu que les 67 premières voitures livrées comportaient en certains endroits des soudures insuffisantes qui les rendaient susceptibles de céder avant la durée de vie garantie au contrat, qui est de 30 ans.

C'est une usine mexicaine de Bombardier Transport, à Sahagun, qui serait responsable de ces soudures défectueuses. C'est toutefois à La Pocatière, une usine de l'entreprise réputée pour la qualité de ses soudeurs, que les réparations seront effectuées. Selon le Star, chacune des 67 voitures nécessitera environ 19 semaines de labeur. Les réparations devraient donc s'étirer au moins jusqu'en 2022.

Pour cette usine mise en danger de fermeture à la suite de son échec à obtenir le contrat de fabrication des voitures du Réseau express métropolitain (REM), ce nouveau mandat, qui devrait débuter dès l'automne, pourrait avoir l'effet bénéfique de reporter des mises à pied.

C'est justement à l'automne que l'on doit normalement y achever la construction des voitures Azur du métro de Montréal, après quoi le carnet de commandes est presque vide, à moins que ne se concrétise rapidement la volonté du gouvernement de Philippe Couillard d'y construire d'autres voitures Azur.

PAS DE DANGER

Selon un porte-parole de Bombardier cité par le quotidien torontois, le défaut ne met pas en danger la sécurité des passagers. Bombardier assumera les frais.

Ce nouveau pépin pourrait à nouveau remettre en jeu l'échéancier de livraison, qui est actuellement prévu pour la fin de 2019 et qui paraissait déjà ambitieux au rythme actuel des livraisons. Dans un échange de courriels avec le Toronto Star, le maire de Toronto, John Tory, s'est dit « extrêmement frustré » de ce contrat, qui a forcé la Toronto Transit Commission (TTC), l'agence municipale de transport, à dépenser des millions additionnels pour garder en service de vieilles voitures rendues à la fin de leur vie utile.




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