Changement de garde chez Bell Helicopter

Barry Kohler... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Barry Kohler

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Le président de Bell Helicopter Textron Canada prend du galon. M. Barry Kohler, un natif de Montréal, quitte Mirabel pour aller occuper un poste de vice-président exécutif chez Bell Helicopter à Fort Worth, au Texas.

Il sera remplacé par un autre Québécois, Raymond Leduc, dès le premier janvier prochain. M. Leduc s'est joint à Bell Helicopter Textron Canada il y a un peu plus d'un an en tant que vice-président à la chaîne de valeur. Son rôle consistait notamment à alléger les coûts de production. Il a été auparavant directeur de l'usine d'IBM à Bromont pendant neuf ans.

Son premier défi consistera à gérer l'usine de Mirabel alors qu'elle vient de subir une douloureuse réduction d'effectifs.

Une première vague de mises à pied a entraîné la perte de 150 emplois en juin. Une deuxième vague, sur le point de se terminer, devrait se traduire par l'élimination de 200 à 250 emplois.

M. Leduc devra également faire face à un marché difficile, au sein d'une industrie où règne une féroce compétition.

«M. Leduc est très capable parce qu'il a fait face aux mêmes défis à IBM Bromont, a affirmé M. Kohler dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affairese. Il a beaucoup d'expérience et a obtenu beaucoup de succès dans une entreprise qui a un siège social aux États-Unis et des activités au Québec. Il sait comment travailler avec les gouvernements du Canada et du Québec et il connaît la culture d'ici.»

De son côté, M. Kohler a déjà passé quelques années à Fort Worth, soit entre 2004 et 2010, en tant que vice-président aux programmes commerciaux de Bell Helicopter.

Il s'est dit heureux de retourner au Texas en tant que vice-président exécutif responsable des relations avec la clientèle.

«C'est une promotion, mais en même temps, j'aime beaucoup beaucoup Mirabel et Montréal, a-t-il déclaré. C'est donc un peu difficile de partir.»

Il s'est dit fier du travail accompli à Mirabel.

«Ça a été une période difficile avec la réduction des effectifs, mais nous sommes dans une bonne situation, nous avons amélioré les coûts. L'avenir est beau pour Mirabel.»

Jusqu'à tout récemment, Bell Helicopter faisait fabriquer tous ses modèles d'hélicoptères commerciaux à Mirabel. Cette situation vient cependant de changer avec deux nouveaux modèles, le Bell 525 (le plus gros appareil de Bell Helicopter) et le Bell 505 (le plus petit appareil).

Les deux seront assemblés aux États-Unis, soit respectivement au Texas et en Louisiane.

«Nous produisons actuellement de 200 à 250 appareils à Mirabel, a indiqué M. Kohler. Nous sommes capables d'en fabriquer un peu plus, mais nous ne serions pas capables de fabriquer le 505 et le 525 en plus des 250 appareils que nous assemblons déjà.»

Il s'est toutefois montré optimiste quant à la possibilité d'obtenir de nouveaux modèles à Mirabel, une fois que Bell Helicopter aura terminé le développement du 505 et du 525.

«Nous avons deux ou trois options, mais il serait important de conclure un partenariat d'investissement avec le gouvernement et avec d'autres joueurs qui serait acceptable pour l'entreprise, a-t-il déclaré. C'est un autre grand défi : il y a beaucoup d'endroits aux États-Unis et dans le monde qui veulent obtenir la capacité de fabriquer des hélicoptères, il y a beaucoup de gouvernements qui veulent faire des scénarios d'investissements attrayants.»

Il a toutefois noté que Bell Helicopter avait tissé de bonnes relations avec Investissement Québec et Industrie Canada, ce qui ouvrait la porte à des partenariats d'investissement.




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