Aéroport de Saint-Hubert: un silencieux pour ramener la paix

La Ville de Longueuil contribuera au financement de... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Ville de Longueuil contribuera au financement de silencieux avec une aide financière de 100 000$.

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Un silencieux pourrait contribuer à ramener l'harmonie autour de l'aéroport de Saint-Hubert.

Le Centre technologique en aérospatiale (CTA), associé au cégep Édouard-Montpetit, a testé un silencieux allemand sur un avion Cessna 172. Il a conclu que cette pièce d'équipement de 5000$ permettait de réduire de façon importante le bruit de ce petit appareil, notamment à basse puissance, lorsque les élèves pilotes effectuent des manoeuvres à proximité de l'aéroport.

C'est justement la bruyante activité des écoles de pilotage qui irrite les personnes qui habitent autour de l'aéroport de Saint-Hubert.

«C'est une belle journée pour Longueuil, a déclaré la mairesse de cette ville, Caroline St-Hilaire, après avoir pris connaissance des résultats de l'étude dans le cadre d'un colloque organisé à l'École nationale d'aérotechnique. Nous pensons que ce silencieux pourrait être une façon de régler certains problèmes.»

Elle a annoncé que la Ville de Longueuil contribuera au financement de tels silencieux avec une aide financière de 100 000$.

Il s'agit maintenant de négocier les détails du programme de financement. Il y a une cinquantaine d'appareils de type Cessna qui fréquentent assidûment l'aéroport de Saint-Hubert.

«On va regarder ça, a déclaré Thierry Dugrippe, président d'Air Richelieu. Mais c'est sûr qu'il faut une aide financière. Sinon, c'est trop dispendieux.»

Air Richelieu, une école de pilotage, possède une vingtaine d'avions.

Les petits avions comme le Cessna ne sont pas dotés de silencieux dignes de ce nom. Le CTA a consulté deux fabricants européens de silencieux, la firme allemande Gomolzig et la firme française Scai-Tech, et leur a demandé d'obtenir une certification auprès de Transports Canada pour pouvoir entreprendre une étude sur leur efficacité.

Gomolzig a été la première à obtenir une certification, l'été dernier, ce qui a permis au CTA de faire une première série d'essais.

L'objectif du silencieux est de réduire le bruit à 70 décibels, soit le seuil normal d'une conversation. Sans silencieux, le Cessna 172 dépasse allégrement cette limite.

Le silencieux Gomolzig a permis de réduire le bruit de 72,5 à 67,6 décibels pour le vol à basse puissance, en circuit autour de l'aéroport. Pour le décollage, on parle d'une diminution de 81 à 78,5 décibels.

Le directeur général du CTA, Pascal Désilets, a expliqué qu'au décollage, le bruit le plus intense provenait de l'hélice, et non pas du moteur. Le silencieux est donc moins efficace. Il s'est toutefois montré satisfait des résultats de l'étude, qui ne montrent aucune réduction notable de la performance du moteur.

«Non seulement le bruit est moins fort, mais aussi on l'entend moins longtemps», a-t-il fait valoir.

Le CTA entend faire des essais avec le silencieux de Scai-Tech dès qu'il sera certifié par Transports Canada.




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