Les caisses «au coeur» du modèle d'affaires de Desjardins

Guy Cormier, président et chef de la direction... (PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE)

Agrandir

Guy Cormier, président et chef de la direction de Desjardins, estime que le réseau des caisses demeure «au coeur» de la relation d'affaires entre le Mouvement Desjardins et ses membres.

PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Alors que de plus en plus de consommateurs se tournent vers les services en ligne, le réseau des caisses demeure «au coeur» de la relation d'affaires entre le Mouvement Desjardins et ses membres, estime le président et chef de la direction de la coopérative, Guy Cormier.

En marge d'une allocution au Forum Fintech, mardi, à Montréal, celui-ci a affirmé que ce n'est pas Desjardins qui devait dicter à ses membres quels types de services utiliser.

«La caisse demeure importante, a affirmé M. Cormier au cours d'une mêlée de presse. Il y a des membres actuellement qui ne veulent pas réaliser de transactions avec un téléphone (intelligent) et qui veulent parler à un humain.»

Avec ses quelque 1100 points de service au Québec et en Ontario, dont 30 % se trouvent dans des communautés de moins de 2000 habitants, Desjardins continue de répondre à ce besoin, a estimé son grand patron.

Même si M. Cormier affirme que les caisses demeurent importantes aux yeux de la coopérative, leur nombre a diminué au cours des dernières années. En 2013, Desjardins comptait 140 points de service de plus qu'à l'heure actuelle.

Interrogé à ce sujet, le dirigeant de Desjardins n'a toutefois pas voulu s'avancer sur la possibilité que le nombre d'emplacements puisse diminuer en raison de la popularité grandissante des services mobiles et en ligne auprès des consommateurs.

«Quand j'étais directeur de caisse en 1995, on me disait qu'il n'y aurait plus de caissières après l'an 2000, a-t-il raconté. Plus de 20 ans plus tard, il y en a encore. Je fais très attention avant de dire que quelque chose va arrêter. Peut-être que dans cinq ans, nous allons réaliser nos transactions sur (une autre plateforme) que notre mobile.»

De l'avis de M. Cormier, il est tout simplement prématuré de dire qu'un «canal est mort et enterré». Il revient plutôt à la coopérative financière d'adapter ses services aux volontés de ses membres.

À la hausse?

Par ailleurs, le grand patron de Desjardins a envoyé un autre signal à l'effet que la ristourne versée aux membres pourrait bien repartir à la hausse.

«La ristourne, elle est là pour rester, a-t-il dit. S'il n'en tenait qu'à moi, elle est là pour augmenter. Nous allons consulter nos délégués des caisses au cours de l'automne.»

L'an dernier, c'est 144 millions qui avaient été versés aux membres de la coopérative financière, par rapport à 154 millions lors de l'exercice 2015 et 217 millions en 2014.

M. Cormier a souligné que pour les six premiers mois terminés le 30 juin, la provision pour ristournes aux membres avait augmenté de façon «très importante», ce qui donnait un signal de la direction qui pourrait être prise par Desjardins.

La coopérative avait mis de côté 75 millions, en hausse de 44 % par rapport aux 52 millions provisionnés à la même période l'année précédente.

Son dirigeant a expliqué que la réflexion en cours ne concernait pas seulement le montant de la ristourne, mais également les produits sur lesquels sont prélevées des sommes.

«Actuellement, nous en prélevons sur les prêts et les dépôts, a expliqué M. Cormier. Mais on pourrait (élargir) aux produits d'assurance, les valeurs mobilières et d'autres types de produits. Plus vous faites affaires avec votre coopérative, meilleure sera la ristourne.»




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer