Industrie pharmaceutique: le Fonds FTQ teste un nouveau modèle

«Traditionnellement, on pouvait investir beaucoup d'argent à structurer... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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«Traditionnellement, on pouvait investir beaucoup d'argent à structurer une entreprise et à établir un laboratoire pour finalement subir les risques inhérents à cette industrie: le produit ne marchait pas toujours ou il avait des effets indésirables trop importants, a rappelé Didier Leconte, directeur des investissements, sciences de la vie, au Fonds de solidarité.

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Le Fonds de solidarité FTQ investit dans un nouveau modèle de développement pharmaceutique qui fait appel aux sociétés de recherche sous contrat existantes.

L'objectif est d'accélérer le processus et de minimiser les coûts.

«Traditionnellement, on pouvait investir beaucoup d'argent à structurer une entreprise et à établir un laboratoire pour finalement subir les risques inhérents à cette industrie: le produit ne marchait pas toujours ou il avait des effets indésirables trop importants, a rappelé Didier Leconte, directeur des investissements, sciences de la vie, au Fonds de solidarité, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires. Nous allons plutôt nous appuyer sur toutes les sociétés de recherche qui ont été créées et ont grossi durant l'ère des grandes sociétés pharmaceutiques établies à Montréal et ailleurs.»

Le Fonds de solidarité se joindra au fonds TVM Capital Life Science Ventures VII pour investir dans Recherche PRCL, une société créée autour d'un seul actif thérapeutique, un traitement oral pour le psoriasis.

Il existe des traitements injectables mais plus coûteux. En outre, ce produit pourrait avoir des applications dans d'autres domaines, comme les transplantations et l'arthrite rhumatoïde.

«La société américaine Synta Pharmaceuticals Corporation travaille sur cet actif depuis des années, mais elle préfère maintenant se concentrer sur ses produits en oncologie, a dit Gaétan Gravel, responsable du dossier au Fonds de solidarité. Pour ne pas laisser cet actif perdre de sa valeur, Synta a décidé d'octroyer sa licence à une nouvelle entreprise financée par des sociétés de capital de risque.»

L'investissement totalise 18 millions de dollars sur quatre ans, mais le Fonds de solidarité n'a pas voulu spécifier le montant de sa contribution.

«Ce qui est intéressant pour nous lorsqu'on investit avec un groupe de capital de risque indépendant comme le Fonds de solidarité, c'est que ça amène une belle validation de la valeur de notre modèle», a déclaré le Dr Luc Marengère, du fonds TVM Capital Life Science Ventures VII, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires.

TVM et la société pharmaceutique Eli Lilly ont élaboré le modèle de sociétés centrées sur un actif thérapeutique.

«Nous essayons d'optimiser le capital pour amener l'actif du stade préclinique à la preuve de concept chez l'humain», a indiqué le Dr Marengère.

Selon lui, le modèle permet de répondre aux trois défis que l'on retrouve dans la recherche et le développement dans l'industrie des sciences de la vie: le respect du budget, le respect de l'échéancier et la recherche d'un acheteur potentiel pour le produit une fois la preuve de concept obtenue. Dans ce cas, il s'agirait d'Eli Lilly.

Selon le Dr Marengère, les sociétés de recherche sous contrat et les autres entreprises de services devraient bénéficier de 30 à 40% de l'investissement de 18 millions dans Recherche PRCL. Comme en général chaque tranche de 100 000$ d'un contrat permet de soutenir un emploi à temps plein pour un an dans ce secteur, on parle du maintien ou de la création de 50 à 75 emplois sur quatre ans avec ce projet.




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