Fiera Capital voit grand aux États-Unis

Jean-Guy Desjardins, PDG de Fiera Capital....

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Jean-Guy Desjardins, PDG de Fiera Capital.

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Le président du conseil et cofondateur de Fiera Capital voit la firme de gestion de placements grandir par acquisitions, surtout au sud de la frontière, dans la foulée des deux transactions réalisées l'an dernier à Los Angeles et à New York.

Selon Jean-Guy Desjardins, la «très grande fragmentation» du marché de la gestion privée de placements aux États-Unis, comparativement au Canada, devrait susciter plus d'acquisitions dites «stratégiques» dans le plan d'affaires de Fiera.

«Aux États-Unis surtout, nous entretenons une liste d'acquisitions potentielles. Nous ciblons des firmes qui ont de 7 à 10 milliards d'actifs sous gestion, ce qui est petit dans le marché américain», a précisé M. Desjardins au cours d'un point de presse après l'assemblée des actionnaires de Fiera, hier à Montréal.

«D'ici cinq ans, après Los Angeles et New York, nous aimerions être dans de gros marchés comme le Midwest et Chicago, ainsi que le Texas et le sud des États-Unis, y compris Atlanta. Nous regardons autant dans le marché de la gestion privée que dans le marché des mandats d'investisseurs institutionnels.» Entre-temps, Fiera doit parachever l'intégration des deux firmes américaines de gestion privée qu'elle a acquises l'an dernier: Bel Air Investment Advisors à Los Angeles et Wilkingson O'Grady à New York.

Selon M. Desjardins, la première étape, évaluée surtout avec le taux de rétention parmi leurs clients fortunés, s'est bien passée: on ne compte la «perte nette» que d'un seul client chez Bel Air, et «quelques remplacements» chez Wilkinson, sans impact notable.

A suivi la mise en commun des meilleures pratiques de part et d'autre, malgré «des cultures d'affaires très différentes entre Los Angeles et New York», a souligné le président de Fiera. «C'est toujours un défi, certes, mais aussi une importante source de valeur ajoutée lors de telles acquisitions.» L'étape ultime prévoit le regroupement «d'ici un à deux ans» des activités de gestion privée (15% des actifs, 33% des revenus de Fiera) sous la même enseigne: Fiera Wealth Management North America.

De grandes ambitions

Cela dit, la recherche d'autres acquisitions ne constitue qu'une partie des ambitions de croissance de Fiera, réitérées hier devant les actionnaires.

La firme montréalaise cible toujours les 150 milliards d'actifs sous gestion d'ici cinq ans, ce qui implique un gain de 85% ou 70 milliards par rapport aux 80 milliards atteints au premier trimestre de 2014.

Quant à la composition des 150 milliards ciblés, le plan d'affaires que Fiera a présenté hier aux actionnaires prévoit 25 milliards d'actifs issus d'acquisitions de croissance.

Les 125 milliards restants devraient provenir de la croissance des activités déjà en place dans ses trois marchés cibles: les mandats d'investisseurs institutionnels, la gestion de fonds communs et la gestion privée de portefeuilles.

Ce parcours ne sera pas sans embûches, toutefois. En réponse à une question de La Presse, Jean-Guy Desjardins a admis que Fiera avait dû «brasser le bateau» dans les activités de distribution de fonds à la Banque Nationale à la suite de l'acquisition de la filiale Natcan, il y a deux ans. En échange, la Nationale est devenue actionnaire minoritaire principal de Fiera et occupe 2 des 11 sièges de son conseil d'administration.

«Nous étions déçus de leur performance en distribution alors que, de notre côté, nous excédions les attentes en gestion et en rendement des fonds. Mais leur redressement s'effectue et on l'a ressenti lors du dernier trimestre, avec de meilleures rentrées d'actifs.»

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FIERA CAPITAL EN CHIFFRES

> Actif sous gestion (au 31 mars 2014): 80,4 milliards (+22% en un an)

> Revenus nets (quatre derniers trimestres): 173,5 millions (+52%)

> Bénéfice d'exploitation (quatre derniers trimestres): 28,9 millions (+56%)

> Effectifs: 400 employés, dont 150 gestionnaires d'actifs, répartis entre le siège social, à Montréal, et les bureaux de Toronto, Calgary, Vancouver, New York et Los Angeles

> Valeur boursière: 901 millions (13,33$ par action, +39% en un an)

Source : Fiera Capital, Bloomberg




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