Le bureau d'affaires de la Caisse de dépôt devient l'édifice Jacques-Parizeau

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Lisette Lapointe a révélé jeudi que la Caisse de dépôt et placement venait au deuxième rang parmi ce que son mari Jacques Parizeau considérait comme étant les plus grands accomplissements de la Révolution tranquille, soit derrière le ministère de l'Éducation.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

C'est dans la sobriété et la simplicité que plusieurs dignitaires se sont présentés, jeudi, au baptême officiel du bureau d'affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), au coeur de la Cité internationale de Montréal, qui porte désormais le nom d'édifice Jacques-Parizeau.

L'appellation est discrète : un lettrage en métal gris sur fond gris, beaucoup plus petit que celui du logo de la CDPQ directement au-dessus, dans le hall d'entrée, mais d'une grande signification pour tous ceux qui étaient présents.

« Il ne saurait être lieu plus symbolique, plus approprié pour porter son nom », a déclaré sa veuve, Lisette Lapointe, lors d'une courte allocution.

Mme Lapointe a révélé que la Caisse venait au deuxième rang parmi ce que Jacques Parizeau considérait comme étant les plus grands accomplissements de la Révolution tranquille, soit derrière le ministère de l'Éducation.

« L'accès à l'éducation et le contrôle de l'économie ont toujours représenté pour lui les deux ancrages essentiels à notre développement comme peuple », a mentionné Mme Lapointe, tout en rappelant que son défunt mari n'aimait pas la politique, mais la voyait comme un mal nécessaire dans lequel il savait s'investir à fond pour faire avancer ses idéaux.

Le premier ministre Philippe Couillard, premier à prononcer une allocution, a salué la mémoire de Jacques Parizeau et son héritage laissé à l'infrastructure économique québécoise.

« Peu de politiciens à travers notre histoire peuvent se targuer d'avoir eu une influence aussi déterminante sur les importantes questions économiques », a notamment dit M. Couillard.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, a pour sa part qualifié M. Parizeau de « géant qui a consacré sa vie entière à l'indépendance politique et économique de notre nation ».

« Je suis moi-même un produit de ce qu'on appelle désormais la génération Parizeau, a-t-il ajouté. Son oeuvre, son style, m'inspirent dans mon travail de tous les jours comme parlementaire. »

La décision de renommer le bureau d'affaires de l'institution avait été prise au lendemain de sa mort, il y a un an.

Elle faisait suite au dépôt d'une motion en ce sens par le chef péquiste de l'époque, Pierre Karl Péladeau, motion qui avait été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale.

Premier Québécois à obtenir un doctorat de la prestigieuse London School of Economics, en 1955, M. Parizeau a participé activement à la mise sur pied de plusieurs instruments économiques au Québec.

Il a entre autres été un des principaux architectes de la CDPQ - qui a célébré son 50e anniversaire l'an dernier -, de la Société générale de financement ainsi que de la Société québécoise d'exploration minière.

Avant de prendre les rênes du Parti québécois, M. Parizeau a été élu en 1976, devenant ministre des Finances de René Lévesque, avant de démissionner avec fracas, en 1984.

Comme ministre, en plus de mettre en place le Régime d'épargne-actions qui a permis la croissance de plusieurs entreprises établies au Québec, M. Parizeau a également permis la création du Fonds de solidarité FTQ.

Parmi les personnes qui se trouvaient sur place pour la cérémonie, outre plusieurs membres de la famille Parizeau, notons la présence d'anciens présidents de la Caisse, dont Jean Campeau, Henri-Paul Rousseau et Guy Savard, les ex-chefs de cabinet de Jacques Parizeau et de Robert Bourassa, respectivement Jean Royer et John Parisella, de même que certains politiciens qui ne sont plus actifs sur la scène politique, dont les ex-ministres péquistes Diane Lemieux, Pierre Duchesne et Daniel Paillé, ainsi que l'ex-chef et fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.




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