Un golf sur le toit du Palais des congrès?

Le promoteur Pierre-Luc Laparé veut aménager un terrain d'exercice de... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le promoteur Pierre-Luc Laparé veut aménager un terrain d'exercice de golf sur le toit du Palais des congrès.

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La Presse

«Notre objectif, c'était d'être la plus belle salle d'exposition de Montréal», dit Pierre-Luc Laparé.

À 28 ans, l'entrepreneur montréalais a déjà lancé avec succès deux jeunes entreprises: Golf Avenue (revente de bâtons usagés) et Oatbox (granola livré à domicile). Sa prochaine idée: un champ où s'exercer au golf au centre-ville de Montréal, sur le toit du Palais des congrès. «C'est un concept qui n'est pas exploité à travers le monde, dit-il. Ça démontre aussi l'aspect innovateur de Montréal.»

Après trois ans de discussions, le projet est toutefois au point mort depuis le printemps dernier. La raison: le Palais des congrès ne veut pas toucher à ses infrastructures tant qu'il ne sera pas fixé sur ses projets d'agrandissement. Les études commandées par Québec sur le sujet sont attendues à l'automne 2016.

Golfeur - il a joué au niveau universitaire - et entrepreneur, Pierre-Luc Laparé a eu l'idée d'un champ d'exercices sur un toit du centre-ville, à proximité de la clientèle d'affaires qui compte son lot de golfeurs. En 2012, il en parle à l'un de ses mentors au sein de Québec inc., Pierre Pomerleau, PDG de l'une des entreprises de construction les plus importantes du Québec (Pomerleau) et, de son propre aveu, «maniaque de golf».

«J'ai trouvé que c'était une excellente idée et j'ai prêté des services et des ressources à Pierre-Luc, dit Pierre Pomerleau. Sur le plan financier, le projet tient la route. Au chapitre du développement de Montréal, le projet tient la route aussi. Il faut être différent, se distinguer et c'est une idée nouvelle.»

Centre Bell

Appuyé par Pierre Pomerleau, Pierre-Luc Laparé va d'abord cogner à la porte de Groupe CH (evenko), propriétaire du Centre Bell. «Jacques Aubé [le président d'evenko] aimait l'idée, mais le timing n'était pas bon [notamment avec la construction des tours]», dit Pierre-Luc Laparé, qui est cofondateur de Golf Avenue et d'Oatbox.

Vient ensuite le scénario du toit du Palais des congrès, qui a l'avantage de rallier à la fois les gens d'affaires, les touristes et les congressistes, les trois clientèles potentielles du projet. En 2013, le PDG du Palais des congrès, Marc Tremblay, signe une lettre d'intérêt garantissant des négociations exclusives. Les discussions entre les parties se poursuivent pendant des mois. «Les grandes lignes d'un bail étaient établies», dit Pierre-Luc Laparé. Parmi les points à régler, l'état du toit, qui devrait un jour être rénové.

Projet d'agrandissement

Fin 2013, Marc Tremblay termine son mandat à la tête du Palais des congrès, et Raymond Larivée lui succède en janvier 2014. Au printemps 2015, le Palais des congrès signifie à Pierre-Luc Laparé que le projet ne fait plus partie de ses priorités. «Nous avons eu des discussions, mais il n'y a pas eu d'engagement, le projet ne s'est pas rendu au conseil d'administration, dit Chrystine Loriaux, directrice du marketing et des communications du Palais des congrès de Montréal. Entre-temps, il y a eu le dossier de l'agrandissement, sur lequel nous travaillons avec le gouvernement. Nous avons mis des terrains en réserve, il y a une possibilité que le Palais agrandisse. Tant et aussi longtemps que le dossier d'agrandissement ne sera pas officialisé, nous ne sommes pas capables de prendre un engagement formel sur des dossiers qui touchent aux infrastructures.»

Nonobstant la question de l'agrandissement, le Palais des congrès s'intéresse-t-il au projet sur le fond? Chrystine Loriaux, directrice du marketing et des communications du Palais des congrès de Montréal, estime que l'organisme «n'a pas [actuellement] les moyens de dire si c'est intéressant ou pas». C'est beaucoup trop tôt pour trancher, dit-elle. [...] «[M. Larivée] n'est pas ni chaud ni froid par rapport au projet, il a pris connaissance des éléments, mais il y a eu le projet d'agrandissement qui est arrivé sur son bureau [par la suite].»

Pierre-Luc Laparé ne désespère pas de doter un jour Montréal du premier champ d'exercices urbain au centre-ville. «Je trouve dommage, et je ne comprends pas, qu'un projet innovateur, exportable, qui est en plus rentable, ne puisse pas voir le jour, mais je garde toujours espoir», dit-il.




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