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L'aéronautique montréalaise profiterait du Partenariat transpacifique

Selon divers observateurs, le Canada ne peut se... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Selon divers observateurs, le Canada ne peut se permettre d'être écarté du Partenariat transpacifique, qui représente un marché de près de 800 millions de consommateurs ainsi qu'un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars, soit l'équivalent de 40% de l'économie mondiale.

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(OTTAWA) L'industrie aéronautique de la grande région de Montréal pourrait devenir plus concurrentielle sur le marché asiatique avec l'abolition des tarifs de 5% imposés par certains pays sur ses produits si les négociations visant à conclure le Partenariat transpacifique débouchent sur une entente formelle au cours des prochains jours.

Selon des informations obtenues par La Presse Affaires, les équipes de négociation des 12 pays qui sont réunies à Atlanta cette semaine planchent sur un vaste accord qui viserait l'abolition des tarifs dans divers secteurs, dont celui de l'aérospatiale.

Au cours de la période 2012-2014, les exportations canadiennes du domaine de l'aérospatiale vers les marchés du Partenariat transpacifique valaient en moyenne 10,2 milliards de dollars par année.

Les entreprises qui fabriquent des pièces de moteurs d'avion ou de sièges d'aéronefs, par exemple, pourraient améliorer leurs chances d'augmenter leur part de marché dans cette importante région du globe grâce à la disparition des tarifs que plusieurs pays imposent sur leurs produits, selon une source gouvernementale.

Les fabricants d'équipements médicaux obtiendraient le même avantage, puisqu'ils doivent aussi composer avec des tarifs d'environ 5% sur leurs produits.

Dans le cadre de ces négociations entre le Canada et 11 autres pays (les États-Unis, le Japon, l'Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Viêtnam), le gouvernement canadien s'est formellement engagé à protéger le système de gestion de l'offre qui assure une certaine protection aux producteurs agricoles (produits laitiers, oeufs et volaille). Des pays comme le Japon tiennent aussi à protéger cette industrie sur leur territoire.

«En concluant un accord sur un Partenariat transpacifique, on protégerait et on créerait des emplois canadiens, on ferait croître notre économie en ouvrant aux entreprises canadiennes certains des marchés les plus dynamiques du monde», a soutenu hier le président du Conseil du Trésor, le ministre Tony Clement.

Selon divers observateurs, le Canada ne peut se permettre d'être écarté du Partenariat transpacifique, qui représente un marché de près de 800 millions de consommateurs ainsi qu'un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars, soit l'équivalent de 40% de l'économie mondiale.

Selon nos informations, les conservateurs croisent les doigts pour que les négociations débouchent sur une entente formelle d'ici 48 heures. «Les ministres impliqués dans le dossier ont été informés de se préparer à une annonce imminente», a-t-on indiqué. Si tel est le cas, cela pourrait permettre au chef conservateur Stephen Harper de présenter cette nouvelle entente de libre-échange, la plus importante dont le Canada ferait partie, à Montréal avant le cinquième et dernier débat des chefs de la campagne électorale.




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